ACCUEIL Planète Belle: généralités. Planète Belle: période réaliste.
Sixième époque :futurisme I, Réinventions et Mutations.
| Le premier futurisme se caractérisait par une diminution des ressources énergétiques, obligeant à une réinvention de la plupart des véhicules et des habitations. On multipliait panneaux solaires, éoliennes, barrages hydroélectriques, et énergies différées (hydrogène). On cherchait le secret de la fusion atomique contrôlée. On isolait les habitations du froid comme du chaud. On recyclait à peu près tout. Les voyages sur de longues distances se faisaient le plus souvent par voiliers, des multicoques touchant à peine l’eau, dépassant les soixante kilomètres par heure. On perfectionna les armes à plasma et les lasers, ce qui diminua l’efficacité des missiles balistiques et des drones. Les armes de guerre se robotisaient de plus en plus. La puissance des calculateurs ne cessa d’augmenter, et on privilégia les modèles les plus économes en énergie. On numérisa la plupart des données personnelles : fiscalité, santé, casiers judiciaires, parcours de formation, parcours professionnels. On privilégia les communications à distance directionnelles. On développa toutes sortes de prothèses cybernétiques, et d’implants sous cutanés. On sut produire des mutations génétiques contrôlées. L’espérance de vie augmenta peu à peu jusqu’au maximum biologique, entre 110 et 130 ans. Les plus riches bénéficiaient de jouvences capables de les prolonger jusqu’à 150 ans. On faisait beaucoup moins d’enfants. La population diminua. Les régimes totalitaires eurent recours à des lois contraignantes pour maintenir leurs populations. Les régimes libéraux s’autorisèrent l’emploi d’utérus artificiels. Les régimes autoritaires hiérarchisèrent leur population par des mutations génétiques imposées, au détriment des plus pauvres. Ils créèrent une humanité destinée à l’industrie ou au divertissement dont l’espérance de vie était limitée à trente ans : les moins vivants. Cela radicalisa les différences politiques. Certaines personnes cumulaient les bénéfices d’un entraînement intensif, de mutations améliorant leur condition physique, et d’implants aux effets hors normes. On les employait dans forces spéciales, les services de renseignement, les services de très haut niveau. Il arrivait que ces améliorations ne fussent pas totalement compatibles les unes avec les autres, et qu’il en résultât des inconvénients plus ou moins graves. On prit l’habitude d’appeler « imparfaits» celles et ceux qui subissaient sans solution ce genre de dérapages. Les mutations permettaient par exemple : De reproduire un phénomène observé dans la Nature, comme l’effet caméléon. De changer de sexe, complètement, en plusieurs mois. D’optimaliser sa condition physique. De doubler le rythme de guérison, de régénérer des membres (en quelques mois). De résister aux toxines, ou d’en produire soit même. De zoomorpher une partie du corps (très long). D’avoir des yeux de chat, le flair d’un chien, d’amplifier sa sensibilité gustative. De vivre en moyenne cent vingt ans. D’empêcher ou de soigner certaines maladies. De modifier le caractère (vers l’agressivité ou la docilité par exemple). D’augmenter ou de diminuer la taille adulte. Certaines mutations étaient administrées à la naissance, (ou même avant, in utero). Elles étaient de droit, ou imposées selon des logiques sociales. D’autres étaient acquises en cours de vie : amélioration payée par l’entreprise (investissement ?), récompense, choix personnel payé surses deniers ou garanti par la société, mutations imposées par des organisations criminelles. On créa des cités océaniques, à la surface de l’eau, avec des prolongements sous-marins. Lentement, le réseau des satellites se développa, avec les stations orbitales. Lentement, l’espace se militarisa. À la fin de la période, malgré les distances énormes, on établit des bases d’étude sur Sika. |



Roldagne
Démocratie

| La Roldagne s’impliqua dans les échanges commerciaux mondiaux. Elle construisit deux cités marines dont une sur (et sous) la banquise. La Roldagne était pionnière dans l’industrie des canons à plasma. |

Tralfidia et Sagribaya.
Démocratie très corrompue.

| Par leurs liens économiques les cités libres de Sagribaya et la Tralfidia fusionnèrent formant une puissance financière. |

L’Empire Rèntar.
Dictature militaire.

| L’alliance entre le Rèntar et le Trafich se fissura pour des raisons d’ambitions personnelles, et conduisit à un conflit ouvert, dont le Désert Venteux sortit vainqueur (plus grand et radioactif). Le Rèntar attribua à chaque catégorie sociale une durée de vie hiérarchisée : Esclaves dociles : 30 ans. Ouvriers et employés : 60 ans. Spécialistes, artisans, commerçants : 90 ans. Cadres, militaires : 120 ans. Aristocratie : 150 ans. |


Empire Trafich.
Dictature militaire tentée par le commerce international.
| L’Empire Trafich rompit son alliance avec le Rèntar, perdit plusieurs millions d’habitants, puis se rapprocha de Tralfidia et Sagribaya pour des raisons financières. Le Trafich capta une partie de la Chengoride en profitant des guerres opposant les nations du dieu foudroyé. |


Xalourame.
République Sociale Technocratique.
| Fatigué de la corruption et des appétits de ses voisins, le Xalourame se replia sur lui-même. Le premier, il autorisa le changement complet de sexe, mais aussi l’usage des utérus artificiels pour compenser une fertilité déclinante. |

Sijiane Unie.
« Communisme » parlementaire.

| Les idées de Sijiane Unie infiltrèrent les nations du dieu foudroyé provoquant l’éclatement de ce bloc. La Sijiane Unie militait pour un droit universel à la vie prolongée. |







Chengoride Chaychän et Sonoco
Chaychän Le Sonoco
| Nations du dieu foudroyant. Chengoride. Théocratie totalitaire (en doré). La Chengoride fit face à la remise en cause des dogmes du dieu foudroyant en Chaychän et Sonoco. Elle s’assura le contrôle des régions rebelles du Tyrmil, et conserva une petite partie de la côte nordique de la Péninsule du Banekerj. Ce qui resta du Chaychän (couleur pêche) conserva le dieu foudroyant en religion d’état en réduisant fortement le pouvoir religieux. Le Sonoco (en jaune) rejeta complètement le pouvoir religieux. Il noua des accords avec la République de Lenson. |

République du Lenson

| Elle profita de l’affaiblissement du culte du dieu foudroyant, et de la conversion à la démocratie de Wirga. Elle joua un rôle important dans le déploiement du réseau satellitaire de communication, et dans ses modernisations successives. |

Brinmanse
République inquiète.

| Apparemment renforcée par les cités yuzmonses du nord, la Brinmanse s’en trouva aussi fragilisée, l’entente avec les nouveaux brinmansais (et anciens ennemis) n’allant pas toujours de soi, d’autant que la Yuzia ne cachait pas son désir de les récupérer. Wirga ayant rejoint l’alliance réunissant le Sonoco, Lenson, et la Brinmanse, la Yuzia se contentait de tester leurs défenses et leurs réactions. |

La Yuzia
République dérivant vers l’autoritarisme.

| La Yuzia maintenait ses liens commerciaux avec les régimes démocratiques tout en évoluant vers une forme autoritaire et technocratique. De fait la Roldagne s’en méfiait davantage. Le marché des mutations était très peu contrôlé en Yuzia, ce qui lui permit une croissance rapide, mais entraîna aussi un florilège de scandales. |


Woubän
Numéricratie.
| Les technocrates du Woubän confièrent de plus en plus de décisions politiques à un super ordinateur. Celui-ci finit par gouverner le Woubän et ses stations orbitales. Plusieurs conflits numériques opposèrent le Woubän au Tchaspadok et à la Yuzia. Les woubanais furent obligatoirement greffés d’implants les connectant à l’Ordinateur. Il savait où ils étaient, quel était leur état de santé, leurs émotions et ce qu’ils disaient. En retour ils avaient accès à une base de données, dont le contenu évoluait en fonction de leur place dans la hiérarchie sociale. |


Mérubaynir
(en violet).
Aristocratie.

Wirga
Jeune démocratie.
| Le Mérubaynir poursuivait sa politique de fertilisation. Il créa aussi quatre bases océaniques permanentes, à la fois villages et avant-postes permettant de mieux contrôler l’espace maritime, en surface comme en profondeur. Les aéronefs pouvaient s’y poser. |
| Wirga faisait le lien entre la Brinmanse et Fatakelnokos. Elle incluait Wirga, Cajan et le milieu de Smeyfzol (en vert clair sur la carte). Elle prit de l’avance dans le domaine prometteur de la fusion nucléaire. |

Fatakelnokos
République (en vert clair au sud).
| Le Fatakelnokos construisit trois villes océaniques à la limite de son plateau continental. Il privilégiait l’océan sur l’exploration spatiale. |


Tachikelkana.
Aristocratie technocratique.
| Le Tachikelkana tenta d’améliorer ses relations avec ses voisins, alliés ou ennemis de longue date. Il consacra une grande quantité d’énergie, sur une période étendue, à creuser des tunnels sous marins, ou à construire un immense pont entre Elkapa et Fnayz. |


Tchaspadok. Aristocratie.
| Les tchaspadokiens furent déçus de perdre l’alliance avec Wirga. Pour se démarquer du Woubän ils mirent l’accent sur la biologie et les mutations physiques. Plus qu’ailleurs on spécialisa les individus. |
| Pour la force et la mémoire : humains « éléphants ». Pour la souplesse et la réactivité : humains « panthères ». Pour la communication et l’influence : humains cornus, les cornes permettant la communication à distance comme des antennes reliées au cerveau. Mneyir se distingua par sa culture criminelle, servant de repaire aux producteurs de drogues, aux spécialistes des intrusions numériques, aux mutations illégales. |
Septième époque : Futurisme II, Fusion Contrôlée et Longue Vie.
| Le deuxième futurisme s’appuyait sur la maîtrise de la fusion contrôlée. Elle permettait de fabriquer et de faire fonctionner des robots géants (dix à vingt mètres de haut, trente mètres en fin de période). Les robots militaires furent baptisés « combotors ». Ils ne pouvaient pas voler, mais c’était tout de même de terribles engins. A l’inverse, on produisait aussi des machines microscopiques. Le nombre d’humains continuait de diminuer sur Belle. Pourtant on construisit de nouvelles villes, dans des endroits autrefois inhabitables. On créa des ordinateurs androïdes capables de se faire passer pour humains. On parvint à enregistrer un esprit humain sur un support numérique. C’était très cher. Les mutations permirent de transformer et d’adapter davantage les corps. On créa ainsi des géants adaptés à la vie sous marine. Certains humains préférèrent s’adapter à la forêt équatoriale. Les installations sur Sika devinrent permanentes et autonomes, et, en fin de période, celles de Drama aussi (avec mutation pour s’adapter à une gravité plus forte). On construisit des villes sous marines autonomes. Les prothèses et implants technologiques devinrent quasi invisibles. Les mutations de transformation permettaient de changer (de couleur, de sexe, de taille, de changer un organe, de régénérer) dans des délais beaucoup plus courts qu’auparavant. On comptait en semaines pour des transformations s’appliquant au squelette, en jour pour les muscles, en heures, voire en minutes pour des modifications superficielles. L’espérance de vie permise par les mutations dépassa largement les limites naturelles, montant jusqu’à 300 ans pour les offres les plus en pointe. Celles et ceux dont la durée de vie dépassait 150 ans furent nommés « longs vivants ». Les cas de mutations imparfaites se firent plus rares mais s’aggravèrent. Par exemple : il apparut des ogres, vivant jusqu’à 300 ans, mesurant entre deux mètres cinquante et trois mètres, et présentant une addiction à la chair humaine. Considérés comme des abominations presque partout, ils prirent le pouvoir dans certains états, et organisèrent la société pour qu’elle s’accordât à leurs désirs. Les mutations permirent de produire des individus possédant des caractères surhumains. On conféra par mutation une intelligence accrue (dans le sens de plus humaine) à certains animaux. On créa des traducteurs humain-animal pour les espèces les plus familières : chats, chiens, lapins, lémuriens. |




Roldagne
| Les roldagnols, isolés, recherchèrent une entente avec la Sijiane Unie. La guerre entre la Yuzia et le Woubän favorisa un rapprochement avec les puissances d’Elkapa. |
| La Roldagne construisit des villes océaniennes au-delà du plateau continental. Elle bâtit aussi deux ponts immenses. Celui de Faralou, au sud, mesurait près de six cents kilomètres de long. Les heurts entre ses combotors et ceux de ses voisins étaient fréquents, mais ne dégénérèrent pas en guerre ouverte. La longue vie était le droit de tous. |


L’Empire Rèntar
| L’empereur fut assassiné. L’empire éclata. Chaque région était aux mains d’un seigneur de la guerre, qui enregistra son esprit dans un combotor. Les corps de métal devinrent un moyen de récompenser les meilleurs militaires. |
| La longue vie était strictement réservée aux élites. Les régions de l’empire pouvaient coopérer contre une menace extérieure, mais sinon rivalisaient entre elles. Les chefs de guerre organisèrent des gigantomachies ritualisées, dans des lieux déserts, afin de montrer leur force et de régler leurs différents. Certaines compétitions de combotors étaient ouvertes aux étrangers. |


Tralfidia et Sagribaya. Mafiacratie.
| Tralfidia et Sagribaya, à force de corruption, déclina vers un régime criminel. Les affrontements sociaux y devinrent monnaie courante. Les combotors furent parfois utilisés pour écraser les révoltes. |
| La longue vie fut réservée à celles et ceux qui pouvaient se la payer. Le Marché des mutations n’étant pas réglementé, il y eut beaucoup d’imparfaits. L’ogrisme (la mutation de l’ogre) devint courant dans la pègre. |


Empire Trafich.
Dictature militaire expansionniste.
| L’Empire Trafich faisait tout son possible pour maintenir un haut niveau de corruption en Tralfidia et Sagribaya. Il encourageait les rivalités entre les généraux du Rèntar. Il fut rejoint par l’ancienne Chengoride, qu’il convoitait depuis longtemps. L’Empire Trafich vivait une période faste. La tension avec la Sijiane Unie, elle aussi expansive, servait à justifier le régime militaire. L’Empire Trafich utilisait des moins vivants pour décontaminer les terres radioactives autour du Désert Venteux. |


Xalourame.
République Sociale Technocratique.
En mauve sur la carte.
| Le Xalourame conservait officiellement son indépendance mais de fait s’alignait de plus en plus sur la Sijiane Unie, notamment sur les questions militaires. Sa population chérissait ses particularités. Les xalouramiens changeaient de sexe et d’apparence plusieurs fois dans leur vie. Il était de la responsabilité de chacun de se reproduire une fois. |


Sigiane Unie.
Communisme parlementaire.
En rose sur la carte.
| La Sijiane Unie obtint l’adhésion du Chaychän. Elle fut dès lors présente sur la côte nord de la Péninsule du Banekerj (ex Côte Blanche). Elle s’apprêtait à fondre sur le Rèntar par les airs et par l’Océan Nordique, mais la guerre entre la Yuzia et le Woubän la fit hésiter. La Sigiane Unie assurait à ses habitants une vie de trois cents ans. Elle le proclamait. |
| Les mutations y étaient très réglementées. Par exemple, bien que le Xalourame fût une nation alliée, les mutations de transformation qui y étaient devenues la norme restaient interdites en Sijiane. La Sijiane Unie construisit des cités océaniennes et une cité de banquise. |




Fédération de la Péninsule.
| Le Sonoco, le Lenson et la Brinmanse se réunirent en république fédérale, fantasmant une future union de la Péninsule. La Sijiane Unie faisait pression pour que la Fédération de la Péninsule la rejoigne, ce dont le Mérubaynir ne voulait pas. |


| La Juridiction Palatiale. |
| Toutes les nations de l’Océan Palatial adhérèrent à la Juridiction Palatiale. C’était un ensemble de traités instituant des règles communes relatives au commerce et à la sécurité. La Juridiction Palatiale possédait une assemblée formée de délégations des états membres, une police, un budget, un tribunal, et des prisons. Beaucoup de réunions de déroulaient virtuellement, mais on prit l’habitude de convoquer physiquement l’assemblée sur Smeyfzol, une fois tous les deux ans. La Juridiction Palatiale ne se mêlait pas des affaires intérieures. En revanche elle était très puissante en mer et sur les ponts géants qui reliaient les îles et les continents. |

Guerre
Yuzia/Woubän


| La Yuzia prétendit combattre un régime inhumain, entièrement soumis à la volonté d’une machine. Le Woubän dénonça une tentative de dominer le Banekerj sans partage. Si les deux belligérants eurent recours à des mercenaires et des combotors venus de toute la planète, aucun ne convainquit d’autres puissances à combattre officiellement à ses côtés. La ligne de front coïncida principalement avec les Monts Supplices et l’ancien Brajd-Keyaz des yuzmons, qui fut dévasté. |


Mérubaynir
Aristocratie lâchant du lest.
| Le Mérubaynir soutenait la volonté de la Fédération de la Péninsule de s’étendre au détriment de la Sijiane Unie. |
| Il souhaitait aussi déloger la Sijiane Unie de l’île qu’elle contrôlait entre l’Océan Sudien et l’Océan Palatial. Le Mérubaynir libéralisa sa politique intérieure afin d’amadouer Wirga et le Fatakelnokos. |


Wirga
République.
| Wirga aurait bien rejoint la Fédération de la Péninsule si celle-ci n’avait pas cherché à lever la Péninsule contre la Sijiane Unie. Wirga plaidait plutôt pour un ensemble incluant le Fatakelnokos. |
| Les combotors de Wirga étaient les plus endurants. Elle exportait une partie de sa production. Pourtant Wirga ne voulait pas d’un autre conflit dévastateur façon Yuzia/Woubän. |


Fatakelnokos
République.
| Le Fatakelnokos poursuivait son expansion océanique et polaire. Comme Wirga, il ne souhaitait pas un conflit avec la Sijiane Unie. |
| Pourtant la perspective de faire basculer Mérubaynir dans le camp des républiques, avec peut être le Tachikelkana, ne le laissait pas insensible. Le Fatakelnokos mena une intense activité diplomatique et mobilisa ses services de renseignement comme jamais auparavant. |



Tachikelkana.
Aristocratie technocratique
| Allié au Mérubaynir, le Tachikelkana approuvait sa stratégie de se concilier les républiques pour faire front commun contre la Sijiane Unie « communiste ». Mais il gardait aussi un œil sur le Woubän et le Tchaspadok. Le Tachikelkana se projeta dans le Manteau Bleu. |
| Il s’allia en secret avec la Tralfidia et Sagribaya pour contrer la Sijiane Unie dans l’océan. Le Tachikelkana créa des villages spatiaux sur des orbites éloignées. |


Tchaspadok.
Aristocratie.
| Le Tchaspadok développa des cerveaux sous cloche, des implants et des mutations favorisant des intelligences pouvant remplacer les super ordinateurs. Il combina technologie et biologie pour créer des réseaux de communication capables d’échapper au pur numérique. |
| Pourtant, malgré son hostilité au régime woubän il ne profita pas de la guerre pour le frapper dans le dos. Le Tchaspadok se projetait vers Sika et Drama. Les tchaspadokiens relièrent leurs différents territoires par un ensemble de ponts géants inégalé par son ampleur. Les combotors du Tchaspadok incluaient beaucoup d’éléments biologiques. |
Huitième époque : Anti-matière et Nanotechnologies.
| Le troisième futurisme s’écarta de la science pure. On produisit de l’anti-matière, ainsi que des moteurs et des armes exploitant la réaction matière contre anti-matière. Les combotors purent voler dans le ciel comme dans l’espace. La vitesse des vaisseaux spatiaux atteignit 1/2000 de la vitesse de la lumière. Les nanotechnologies se tissèrent dans le réel. Il était presque impossible de déterminer avec précision où commençaient et où finissaient les calculateurs. On assumait que l’on vivait dans un calculateur. Les calculateurs stockaient de l’information dans des montagnes, dans des forêts, dans les vagues des océans. Des esprits exceptionnels furent conservés et attachés à différents éléments du paysage : fleuves, déserts, collines, et c… Les mutations contrôlées étant devenues la norme les types humains se diversifièrent encore. La nature humaine devint l’information par défaut, le support à partir duquel l’adulte « définitif » serait formé. Les sociétés de Sika et Drama se développèrent et accrurent leur autonomie. On établit des bases permanentes sur les plus grandes lunes de Marbréwen et Lihuz. On créa un univers parallèle inaccessible permettant d’accélérer les transformations, des nano-entités et un langage spécifique pour leur donner des instructions. Les transformations corporelles furent alors instantanées, mais réservées à une petite élite. Le savoir de pointe accordait une espérance de vie de 400 ans à celles et ceux qui y avaient accès. Certains imparfaits avaient le potentiel de vivre au-delà. L’intelligence des animaux « améliorés » progressa au point de rejoindre celle des humains. Ces évolutions eurent des effets importants sur le monde politique. Certaines frontières devinrent très poreuses. Les états se changèrent en ministères mondiaux. Un individu s’inscrivait et payait des impôts à différents ministères, en échange de services. La plupart des arsenaux furent enterrés et confiés à la garde de généraux cybernétisés. Beaucoup de villes cessèrent d’exister car l’habitat se dispersa. Sur la carte les villes abandonnées apparaissent avec la couleur du terrain au milieu du signe. Le voyageur en ces temps étranges pourrait solliciter d’un avion qu’il le déposât non loin d’une maison réputée inhabitée. Il demanderait l’hospitalité pour la nuit, et la maison lui ouvrirait ses portes et s’assurerait de son bien être. Elle s’entendrait avec un loup malin qui irait chasser, et rapporterait un lapin pour le repas du soir. Les légumes seraient livrés par des drones attachés à un champ cultivé par des robots autonomes. Pour se détendre le voyageur commanderait un récit en images animées qui apparaîtrait directement dans son esprit par le truchement d’un implant sécurisé. Le lendemain, le loup le guiderait à travers bois jusqu’à un grand lac, sa destination… Peut-être qu’une fois arrivé le voyageur modifierait sa forme pour s’adapter à la vie aquatique. Il plongerait dans le lac et rejoindrait ses amis dans leur demeure invisible, guidé par un poisson « droné ». Humanités de Belle. Longs vivants : capacités optimisées et espérance de vie de 400 ans. Moins vivants : capacités spécialisées ou diminuées. Espérance de vie inférieure à 40 ans. Haineux : moins vivants animalisés accoutumés à la chair humaine comme les ogres. Ogres : deux mètres cinquante à trois mètres de haut, hyper musclés, carnivores accoutumés à la chair humaine. Espérance de vie de plus de 400 ans. Métamorphes : longs vivants capables de changer de sexe et d’apparence en quelques secondes. Peuvent s’adapter à la vie aquatique, et à différents climats. Capacités optimalisées. Zoomorphes : capacités optimalisées. Traits animalisés. Parfaitement autonomes dans les forêts, ou dans un milieu choisi. Dryades : capacités optimalisées, supérieures en forêt. Les dryades pouvaient vivre en torpeur pendant des années pour soigner une maladie, un empoisonnement, un membre perdu, ou pour attendre. Leur peau pouvait se solidifier comme une écorce. Les dryades étaient féminines, mais pouvaient prendre une forme mâle pour se reproduire. Androïdes : en fait, des cyborgs, mi chair mi machine, souvent subordonnés à un super ordinateur. Vampires : variété d’ogres, de taille humaine, présentant une addiction au sang humain. Capacités optimalisées et amplifiées au-delà de l’humain. Instables, héliophobes. |



Ministères de Belle :
| Roldag’na : Ce ministère pouvait être saisi sur toute question de droit, arbitrage, litige entre ministères, particulièrement dans le Tyrmil. Roldag’na défendait les libertés individuelles. Souvent, lorsqu’il se produisait un événement offensant ses valeurs Roldag’na produisait immédiatement, physiquement ou virtuellement une image de sphinx qui condamnait l’offense. Roldag’na pouvait proposer ses services ou attendre qu’on les sollicite. |
| Rèntarsek : Ce ministère défendait les intérêts des puissants. Il proposait des mercenaires pilotant des combotors volant, et toutes sortes de machines de guerre, d’armes et de combattants professionnels. Rèntarsek possédait un grand nombre d’arsenaux et d’usines cachés. |
| Trafcor : Ministère concurrent du Rèntarsek, Trafcor proposait aussi des mutations et des formations. Il était moins compétent en matière de combotors, mais pouvait intervenir sur des questions de sécurité civile. |
| Transbaya: Le ministère des secrets révélés. Transbaya menait tout type d’enquête. « S’il y a moyen de le savoir, on le saura ! » était leur devise. Transbaya était également expert dans la protection des informations sensibles. Ce ministère avait la réputation de pratiquer des tarifs élevés. |
| Lapin Express : Ce ministère portait secours. Ses intervenants étaient majoritairement des hybrides mi humains mi lapins, les lapinous de Chen, petits être bondissant, toujours prêts à soigner un gros bobo, ou à contrer une épidémie. Ils disposaient de moyens de transport parmi les plus rapides. Lapin Express entretenait aussi une force d’interposition de combotors accès sur la défense. |
| Union Sije : Dans la continuité de la Sijiane Unie, l’Union Sije jouait le rôle de syndicat, de secours d’urgence. L’Union Sige mettait à disposition de ses adhérents (il fallait cotiser) une banque de donnée sécurisée et un panel complet de formations. Elle garantissait nourriture et confort. Elle disposait d’une armée de combotors. Bref, elle n’avait pas cessé d’être un état, tout en s’ouvrant pour mieux s’étendre. |
| Antilope : Ce ministère originaire de la Péninsule du Banekerj, fournissait tous les types de moyens de transport, et entretenait les routes et les voies de chemin de fer (principalement avec des robots). Les véhicules d’Antilope étaient répartis sur toute la planète. Antilope produisait aussi de grandes quantités d’énergie, même si la plupart des moyens de transport fonctionnaient avec des consommations basses. Les grandes vitesses se payaient cher, alors que les petites vitesses étaient très abordables. |
| Tessiture : ce ministère accordait des prêts contre remboursements avec intérêts. Tessiture avait étendu son réseau sur toute la planète. Ses principaux concurrents étaient tous les autres ministères, car tous pouvaient faire office de banques ou d’assurances. Mais Tessiture ne faisait que cela, et donc avec une efficacité supérieure. |
| Wirgaclime : Le ministère du climat. Wirgaclime prédisait ou modifiait la météo, à grande échelle. |
| Wirgaide : C’était un ministère dédié au secours contre les petites agressions : prévention ou résolution. Il aidait aussi à régler les contentieux. |
| Yuzem : Le ministère du savoir. Yuzem mettait à disposition une immense base de données, et soutenait de nombreux projets de recherche. Ses laboratoires et centres de stockage étaient très bien protégés. |
| Wouva : Besoin de mettre un peut d’ordre dans ta vie ? Wouva fournissait toutes sortes de conseils, de statistiques et de calculs très poussés. Wouva contrôlait un très grand nombre de nanomachines, de satellites, d’usines, de centrales, de robots et d’androïdes. Wouva était bien sûr la continuation du Woubän par des moyens à peine différents. Le puissant ordinateur s’était fondu dans la matière du monde, à la fois invisible et partout à la fois. Wouva était quasi omniscient dans l’ancien Woubän. Ailleurs, il se débrouillait aussi très bien. |
| Tchaspagur : Ce ministère aidait quiconque cherchait à vivre dans la Nature, en prenant des qualités animales ou végétales. Tchaspagur protégeait les écosystèmes et les animaux « améliorés ». |
| Tachika: Centré sur la production d’énergies renouvelables et sur la création d’outils et de systèmes fiables, Tachika produisait du luxe et du haut de gamme. |
| Elnoko : Avait la haute main sur les cités marines et sous-marines, ainsi que les tunnels et les ponts reliant les îles (particulièrement dans l’Océan Palatial). Elnoko possédait une force sous-marine. |
| Juridiction Palatiale: ou simplement « Juridiction ». Rétrospectivement considérée comme le premier ministère international. La Juridiction jouait dans les océans un rôle équivalant à celui de Roldag’na dans le Tyrmil. |
Neuvième époque : Futurisme IV, Science-Fantaisie.



| Le quatrième futurisme inventa la magie. De quoi cette magie était faite ? 1) Il y eut deux univers parallèles : D’une part le Monde Irisé servant aux transformations (déjà présent pendant futurisme III). C’était un monde inaccessible, qui fournissait des matériaux de substitution, et dans lequel on conservait des esprits en attente de corps, ou reliés à un corps emprunté. Le Monde Irisé stockait aussi d’importantes réserves d’énergie. D’autre part le Monde Gris servant aux transferts, c’est-à-dire aux déplacements d’énergie et de matière. Il était possible d’entrer dans le Monde Gris, et de s’y déplacer. 2) Il y eu des agents invisibles, appelés « entités » ou plus tard « élémentaires ». D’une part des agents « sources» fournissant l’énergie nécessaire aux sortilèges. D’autre part des agents « opérateurs » mettant en œuvre l’effet désiré. 3) On créa un langage spécial pour communiquer avec les agents : le « magique ». Un magicien était donc une personne ayant appris le langage magique, connaissant des agents sources et des agents opérateurs, sachant quel univers parallèle employé selon l’effet désiré. Le magicien de l’âge Science-Fantaisie combinait souvent les pouvoirs magiques avec des sources d’énergie industrielles, fusion ou antimatière, ce qui permettait de donner aux sortilèges des ampleurs immenses, dans l’espace ou dans le temps. On fit léviter des villes entières, on contrôla le climat mondial, on aurait pu soigner en un instant une épidémie frappant tout un pays. Au cours de l’âge Science-Fantaisie la magie gagna graduellement en intensité. Si, progressivement, elle se répandait parmi les longs vivants libres, seuls les spécialistes maîtrisaient les plus puissants sortilèges. La vitesse des vaisseaux spatiaux les plus rapides atteignit 1/1000 de la vitesse de la lumière. On importa et on synthétisa de l’eau sur Sika et Drama. On procéda de même sur les lunes habitées de Marbréwen et Lihuz. Les cités de ces mondes étaient invariablement sous dômes. « Dôme » signifiant tout espace hermétiquement fermé, souvent, mais pas obligatoirement, de la forme d’un hémisphère. Une petite minorité accrut sa durée de vie jusqu’à une immortalité théorique. Ces gens très fortunés étaient jaloux de leur statut, et voyaient d’un mauvais œil que l’on voulût accorder la même chose à tous les longs vivants libres. Lorsque certains ministères, Union Sije, Lapin Express et Roldag’na, annoncèrent qu’ils accorderaient l’immortalité à tous les humains, les immortels des Lacs Perlés libérèrent un grand sortilège, l’Étouffement, qui mit fin à l’âge futuriste en détruisant presque toute vie à la surface de Belle. |
Après l’Etouffement.



Monde Gris de Belle.



| Le Monde Gris existait sur plusieurs niveaux : les Nuées, le Sol, les Profondeurs, le Vide et le Noyau. Toutes les couleurs étaient atténuées vers le gris. La lumière venait des Nuées. Elle était tamisée. Elle croissait pendant la moitié d’un jour, puis décroissait pendant une durée équivalente, sans jamais s’éteindre. |

| On ne voyait ni soleil, ni étoiles dans le ciel. Il n’était pas possible de quitter la planète par l’espace. En creusant, ou en s’aventurant dans des grottes, on entrait dans les Profondeurs. Les Nuées: Elles étaient le ciel du Monde Gris, animées de vents de plus en plus rapides au fur et à mesure que l’on s’élevait. Un mage utilisant un sortilège de transfert rapide passait par les Nuées. En quelques instants il pouvait être porté sur des centaines de kilomètres par les vents. Il était possible d’appeler les Nuées au niveau du sol. Elles formaient alors des brumes, avec les mêmes effets que les vents, en plus lent. On retrouvait les Nuées sous les Profondeurs du Monde Gris. Le Sol (ou Surface): C’était ce que montre la carte, à savoir une copie de la surface de Belle, sans les œuvres humaines, mais avec plantes et animaux. A l’origine le Sol n’était pas habité, quoique l’on put y déposer des choses. Mais des mages y installèrent des demeures (secondaires ou principales). Certains sortilèges reproduisaient des humains dans le Monde Gris, avec un degré de matérialité très variable, fluctuant du solide au diaphane. Un animal transféré dans le Premier Monde depuis le Monde Gris était « diaphane » car il manquait de consistance. La matière passait au travers. Mais si sa présence se prolongeait il gagnait en corporalité jusqu’à pouvoir manger ou boire. Alors il lui était possible d’obtenir un corps physique permanent. Les Profondeurs: Si on s’enfonçait sous terre dans le Monde Gris, on débouchait sur un réseau de cavernes de plus en plus spacieuses. Plus bas, on tombait dans les Nuées Intérieures qui entouraient le Noyau, une sphère impénétrable. |