ACCUEIL Planète Belle: généralités.
Première époque : néolithique et chalcolithique.
De dix capsules naquirent dix populations :
Tral, Chen, Fide, Sij, Ome, sur la face Tyrmil
Mons, Yuz, Wou, Pfoy, El, sur la face Banekerj.
Ces populations se distinguèrent vite linguistiquement et culturellement.
Elles possédaient cependant des savoirs communs :
La chasse, la cueillette, la pêche, la maîtrise du feu, la cuisine, la couture, la poterie et la céramique, le tressage, la peinture, la gravure, la sculpture, les parures assemblées, fabriquer de petites embarcations, les outils et armes (couteaux, haches) en bois, en os et en pierre, les javelots, les lances, les propulseurs, les arcs, la construction d’abris de fortune, de tentes, ou de maisons en bois plus solides ; une bonne connaissance (empirique) des effets remarquables des plantes de leur environnement.
Certains peuples savaient cultiver des plantes. Certains avaient domestiqué des animaux.


Tyrmil.
| Tral : Les trals se développèrent sous un climat tempéré. Ils eurent rapidement accès aux ressources des rivages océaniques. Ils découvrirent du cuivre dans les montagnes, dont ils faisaient des parures. Ils s’habillaient de peaux et de fourrures. Ils domestiquèrent des loups, qu’ils adoptèrent comme totem. Ils surent rapidement fabriquer du cidre. Les trals conservèrent le souvenir de leurs origines célestes. Ils habitaient des tentes et des cabanes en forme de cônes, en souvenir de la capsule. En revanche, ils oublièrent rapidement les androïdes. |
| Chen : Les chens se multiplièrent également sous un climat tempéré, plus froid que celui des trals. Ils explorèrent le grand fleuve et les marais sur des longues barques. Ils s’habillaient de peaux et de fourrures, mais aussi de tissus. Ils cultivaient des plantes pour le tissage. Certaines salamandres des marais fournissaient des poisons violents dont ils enduisaient leurs pointes de flèches. Ils domestiquèrent des lapins dont ils diversifièrent rapidement les variétés. Les chens fabriquaient de longues maisons ovales. Certains vivaient sur des embarcations de taille équivalente à celle des maisons. Ils oublièrent les capsules mais se souvinrent des androïdes sous des formes divinisées. |
| Fide : Les fides apparurent au bord d’un grand lac, dans une forêt équatoriale. Ils s’habillaient peu, mais s’enduisaient le corps d’un colorant rouge (riche en fer), puis de diverses peintures. Ils portaient des peaux et des parures de plumes multicolores. Ils adoptèrent la panthère et le perroquet comme totem. Ils cultivaient des plantes médicinales. Ils domestiquèrent des sangliers. Ils assimilèrent la capsule à un fruit primordial. Ils tressaient de grands « fruits » qui servaient lors des rites de passage à l’âge adulte. Le jeune était enfermé dans un tel fruit, qu’il déchirait de l’intérieur pour « renaître » en tant qu’adulte. Les morts étaient inhumés dans des « graines ». Les androïdes devinrent des ancêtres « durs comme l’écorce », proches des arbres et des fruits. |
| Sij : Les sijs naquirent sous un climat tempéré, chaud et continental. Ils se vêtaient de peaux. Ils découvrirent du cuivre et de l’or. Ils cultivèrent des céréales et créèrent des vergers. La société des sijs se hiérarchisa très vite. Ils descendirent le fleuve jusqu’à l’océan. Les sijs considéraient les androïdes comme des démons qu’ils avaient du rejeter pour trouver leur humanité. La capsule était devenue un objet en céramique qu’il fallait enterrer au fondement de toute nouvelle communauté. |
| Omes : Les omes, établis près du littoral, prospérèrent dans une plaine chaude. Ils s’habillaient de peaux et d’herbes tressées. Ils domestiquèrent des chevaux. Ils cultivaient des plantes parfumées, des plantes ornementales, et des arbustes riches en hydrocarbures. Ils identifièrent diverses plantes hallucinogènes ou narcotiques. Les omes redoutaient un grand serpent légendaire qui hantait le fleuve. Ils oublièrent très vite les androïdes et les capsules. |

Banekerj.
| Mons : Les mons étaient un peuple équatorial. Ils occupèrent rapidement la partie fertile de la grande île aux ressources variées. Les mons maîtrisèrent le tissage. Puis, à l’aide de petits voiliers, ils traversèrent les bras de mer qui les séparaient des îles avoisinantes et du continent. Ils furent les premiers à rencontrer un autre peuple, les pfoys. Les mons découvrirent de l’or, et l’art de le travailler à froid. Ils considéraient les araignées comme des êtres proches des androïdes, et les avaient adoptées comme symbole. Comme elles, les mons piégeaient leurs proies. Leur admiration s’étendait aux insectes, particulièrement les espèces industrieuses. Ils aimaient porter des coiffes coniques. |
| Pfoy : Également natifs de l’Équateur, les pfoys domestiquèrent des poules, et une variété d’antilopes. Ils naviguaient sur des pirogues, grâce auxquelles ils s’étendirent vers les îles orientales, et un peu à l’ouest où ils se heurtèrent aux mons. Les pfoys créèrent des instruments de musique à vent, à cordes et à percussions. Ceux du littoral collectaient perles et coquillages, qu’ils échangeaient ensuite. Les pfoys assemblaient des branches pour construire des « androïdes », protecteurs ou juges. Ils oublièrent vite la forme de la capsule, mais gardèrent l’idée d’un vide, d’un espace creusé, dans les troncs ou dans le sol. Ils apprirent à stoker toutes sortes de choses dans des cavités naturelles ou artificielles, et à dresser de petits monticules recouvrant des matières ou des choses précieuses. |
| Yuz : au nord du Banekerj. Peuple de climat tempéré, les yuzs domestiquèrent des chèvres et des moutons. Ils fabriquaient des fromages, et de la laine pour se vêtir. Ils utilisaient l’ambre solidifié comme ornement. Leurs sages se tournèrent vers les sommets. On considéra comme sacrés les nids des rapaces qui y vivaient. La capsule originelle fut assimilée à un nid, et les androïdes à des ancêtres réunissant les qualités des humains et des oiseaux. |
| Wou : A la fois pêcheurs et éleveurs de vaches, les wous furent vite séduits par une vie agraire. Ils se prirent de passion pour le travail du jade, et pour la collecte de pierres semi précieuses. Les wous se multiplièrent dans les grandes plaines. Ils fabriquaient des cartes en nouant des bâtonnets de bois ou des os. Ils furent les premiers à créer des calendriers. Les sages parmi les wous portaient des masques supposés reproduire les visages des androïdes. |
| El : Les premiers els détruisirent leurs androïdes avant que ceux-ci ne fussent tombés en panne. Ils adoraient leurs ancêtres mythiques « filles et fils du Soleil ». Les els prirent possession de leur long continent, qu’ils nommèrent « Elkapa ». Ils furent souvent confrontés à des variantes de la faune terrestre que les conditions locales avaient fait évoluer pour les rendre plus grandes ou plus dangereuses. Ils s’adaptèrent à un grand nombre de climats. Ils taillaient des haches, des couteaux, des pointes de javelots ou de lances, et des ornements en obsidienne. Les différents groupes d’els aimaient marquer leurs différences. |
Deuxième époque : âge du bronze.
Au cours de la deuxième époque certains peuples acquirent la technologie du bronze, et des chars. De nombreuses sociétés évoluèrent en états (cités états, états, empires).
Les peuples et les langues se diversifièrent encore.
Les populations se rencontraient, puis échangeaient leurs produits, leurs ressources et leurs idées. On rivalisa. On inventa des monnaies et des armes de guerre.
On pratiquait différents élevages : poules, canards, oies, dindes, dindon, lapins, moutons, cochons, vaches, selon les climats et les reliefs.
On cultivait pour se nourrir, boire, se vêtir, se soigner, construire, embellir, parfumer, teindre…
On utilisa des signes pour garder traces des engagements.
Ces systèmes de comptabilités devinrent fréquemment des écritures.
Les poètes, les savants et les juristes s’en emparèrent.
La création des états produisit des inégalités sociales, toujours croissantes. Certains systèmes politiques tentèrent de tempérer l’accumulation des richesses par une minorité, d’autres pas.
Le développement des élevages et l’augmentation des populations sédentaires favorisaient les épidémies.
L’art de la navigation progressa. On passa de barques ou de pirogues à des navires propulsés par des bancs de rameurs ou de larges voiles.
La cartographie se développa.

Tyrmil.
| Tral : La plupart des trals se convertirent à l’agriculture. Ils vivaient dans des petits villages qu’ils abandonnaient lorsque la fertilité des sols s’épuisait. Ils achetaient de l’étain des Monts Sources aux chens, contre du cuivre et du cidre. Ils fondaient des armes et des objets de prestige en bronze. Ils apprirent des chens l’art du tissage. Certaines toxines des marais chens servaient aussi de médicament. Les trals étendirent leurs recherches sur les boissons alcoolisées à tous les fruits sucrés, notamment les raisins. Les trals étaient organisés en chefferies. Celles-ci discutaient de leurs problèmes communs au cours de réunions annuelles, qui se tenaient au centre d’un grand cercle délimité par de hauts cônes de pierre (parfois taillés dans un seul bloc, parfois construits). Ces réunions donnèrent lieu à des chants polyphoniques, sous le patronage du dieu du vent, maître des loups. Les trals n’adoptèrent pas de système d’écriture complet. Ils se contentaient de signes mnémotechniques. Sur le tard ils utilisèrent des caractères tralfides. |
| Tralchen : Le peuple tralchen était principalement constitué de trals ayant adopté une langue chene. Ils en vinrent à se considérer comme un peuple spécifique. Les tralchens vivaient en petits royaumes rivaux. Les souverains habitaient des palais fortifiés, qui abritaient des ateliers, et des salles de stockage. Les paysans construisaient des villages en bois, que l’on abandonnait quand les sols s’épuisaient, pour les reconstruire un peu plus loin. Ils avaient des chiens pour garder leurs biens, et pour les aider à la chasse. Ils élevaient différentes variétés de lapins, (pour les manger, comme animaux de compagnie, et une variété géante pour tirer des chariots). Ils vénéraient un petit panthéon composé de plusieurs divinités : * Le dieu mi homme mi loup, du souffle vital, de la chasse, de la guerre. * Une déesse à tête de lapin associée aux accords, aux échanges et à la fécondité. * Un dieu salamandre de la mort et du délire. * Une déesse de la cuisson (des aliments, de la poterie), et du bronze. Les tralchens servaient d’intermédiaires entre les trals et les chens. Ils adoptèrent l’écriture des chens. |
| Chen : Les chens édifièrent des cités états tout le long du fleuve. Avec le temps ces cités finirent par former une nation englobant tout le fleuve, ces affluents et les Monts Sources. Ils expérimentèrent différents régimes : monarchie, oligarchie, république… Ils échangeaient de l’étain des Monts Sources avec le cuivre tral pour créer du bronze. Leurs tisserands, très réputés firent école. Les pièces de tissus pouvaient parfois servir de monnaie d’échange. Les chens créèrent une écriture composée de pictogrammes et d’idéogrammes, dont les formes évoluèrent progressivement vers davantage d’abstraction. Le poison des salamandres des marais était toujours utilisé sur les armes. Il servait aussi lors des condamnations à mort dans l’aristocratie. Ils adoptèrent les chiens trals pour la chasse et la garde, mais persistèrent à diversifier leurs lapins (comme animaux de compagnie, pour la fourrure ou la peau, pour la viande, des versions géantes pour tracter des chariots, ou comme montures sur de courtes distances). Les navigateurs chens ramenaient en petites quantités de l’ambre yuz. Les chens construisirent des bâtiments en pierre, aux dimensions monumentales, notamment des temples. Les temples des pères mères : les androïdes divinisés, maîtres du savoir, protecteurs et protectrices des naissances. Les temples des anges de Vie : entités bienveillantes à tête de lapin. Elles présidaient et accompagnaient les transformations. Elles donnaient des conseils. Les temples des anges de Mort : entités fatales et vengeresses à tête de salamandre. Elles faisaient respecter les lois. Les chens croyaient que les esprits de ceux qui mourraient avec des regrets finissaient dans le Désert Venteux. Ils y demeuraient jusqu’à avoir épuisé leur peine, en hurlant. |
| Tralfide : Les tralfides sont issus d’un mélange de population entre trals et fides. Les tralfides créèrent une seule cité état au sud de leur territoire, qui leur servait de capitale. Les habitants des campagnes étaient organisés en tribus. Ils vivaient de récoltes céréalières, de l’élevage de porcs, de l’élevage de lapins, et d’élevage bovin. Ils développèrent des variétés de chiens de berger efficaces et fiables. Ceux de la côte pêchaient, (quand ils n’étaient pas tentés par la piraterie). Les tralfides commerçaient avec les trals, les fides, et dans une moindre mesure avec les chens. La plus grande partie du bronze importé venait des trals. Les tralfides se rendirent fameux par leurs céramiques peintes, puis par des récipients en verre teinté. La cité tralfide s’appropria l’écriture alphabétique des chengors. |
| Fide : Les fides créèrent trois grandes cités états. Ces cités gouvernées par des rois et des reines contrôlaient les villages alentours, mais les peuplements les plus éloignés échappaient à leur autorité. Parfois les cités organisaient des expéditions pour piller les villages lointains, y capturer des esclaves ou des denrées. Le bronze était très rare chez les fides, car ils ne le produisaient pas eux-mêmes, et parce qu’ils se trouvaient à l’écart des circuits commerciaux du cuivre et de l’étain. Ils continuaient de se servir d’outils et d’armes en pierre polie. Ils exportaient le colorant rouge, du tissu teinté et des plumes multicolores vers les tralfides, les chenfides et les chengors. Leurs médecins se transmettaient leurs connaissances à l’oral. Comme les supports organiques pourrissaient sous le climat chaud et humide de la forêt équatoriale, on en vint à graver les choses importantes dans la pierre. Il y avait donc des sanctuaires où les apprentis sages venaient étudier. Les fides des régions côtières devinrent de hardis navigateurs et de fiers pirates (en concurrence avec les tralfides). Ils commerçaient avec les sijs, les chengors, les sijomes et les omes. Les fides développèrent un panthéon assez riche incluant : Le Fruit Primordial à l’origine de Tout. Des Ancêtres, durs comme l’écorce, créateurs du temps et des lois. Le Soleil, premier fruit né du Fruit Primordial. Le Lac, jus du Fruit Primordial. Une déesse panthère, guerrière et chasseresse, protectrice du Fruit (elle n’en mangeait jamais). Un dieu perroquet connaissant toutes les couleurs, donc les secrets du soleil et ceux de la forêt. C’était le dieu des médecins, des poètes et des devins. Un dieu sanglier associé à la force, à la résistance et capable de retrouver les morts enterrés. Un dieu monarque, né de l’union de la Panthère et du Perroquet (sic), ayant consommé un fragment minuscule du Fruit Primordial, et un morceau de Chair du Sanglier. Ce dieu n’arrêtait pas de courtiser des mortelles et de fabriquer des demi-dieux… Une déesse des graines, celles de la renaissance, comme celles de l’enfouissement post mortem. |
| Chenfide : Les chenfides se composaient de chens et de fides: explorateurs, parias, avant postes devenus autonomes. Ils vivaient encore de chasse et de cueillette. Ils faisaient commerce de plantes et de peaux rares. Les chengors les payaient pour la capture de panthères. Ils guidaient les étrangers à travers la forêt équatoriale. Ils servaient d’intermédiaires entre les chens, les fides, les tralfides et les chengors (ceux-ci dans une moindre mesure, fides et chengors ayant des contacts directs). Les lapins chens s’acclimatant mal à la forêt les chenfides domestiquèrent des lémuriens. Leurs croyances venaient plutôt des fides, avec davantage d’animisme. Ils se procuraient plus facilement du bronze que les fides. Ils n’utilisaient pas d’écriture en dehors de la comptabilité à court terme (idéogrammes chens). Ils craignaient beaucoup une espèce de guêpe très agressive, qu’ils tenaient à distance par des onguents. |
| Chengor : Branche séparée des chens, les chengors se pensèrent très vite comme un peuple unifié. Les cités républicaines cédèrent la place à une monarchie. Celle-ci s’appuya de plus en plus sur une oligarchie avide de conquête. La chaleur des tropiques tempérée par l’Océan Nordique leur offrait un climat chaud sans excès. Ils construisirent des routes, des aqueducs et un impressionnant système juridique. Leur écriture était de type alphabétique (à partir d’idéogrammes simplifiés des chens). Les chengors traversèrent le bras de mer qui les séparait du Banekerj, et y fondèrent des colonies. En commerçant avec les peuples du sud duTyrmil (sijs, sijomes et omes) ils obtinrent des chevaux, des huiles et du cuivre en échange d’étain). Leurs rapports avec les cités de Chen fluctuaient entre admiration, critique et rivalité. La religion chengore se démarqua assez vite de celle des chens. Les androïdes divinisés devinrent les serviteurs immortels d’un dieu forgeron. Les anges à tête de lapin se muèrent en représentation de la conscience, en esprits protecteurs, et en gardiens du foyer. Le dieu souverain foudroyait ses ennemis, ou leur opposait des salamandres géantes à la morsure fatale. Le Désert Venteux était perçu comme le premier niveau d’un monde souterrain où les âmes des morts séjournaient pour l’éternité, dans l’obscurité. Les chengors divinisèrent un grand nombre de héros et d’héroïnes. Ils imaginèrent des divinités personnifiant les forces de la Nature, ou les concepts, souvent en mélangeant la forme humaine avec des formes animales, végétales ou élémentaires. |
| Sij : Les sijs se développèrent à partir d’une ville qui devint la capitale de leur grand royaume. Leur rencontre avec les omes donna les sijomes. Ils obtinrent aussi des chevaux. Les sijs préférèrent les monter plutôt que de les atteler à des chars. Puis ils établirent des échanges avec les fides. Ils combattirent souvent les pirates fides. Enfin leurs avant postes touchèrent le territoire des chengors. En plus de l’or et du cuivre, les sijs trouvèrent leurs propres mines d’étain. Les métaux étaient des parts du Soleil tombées sur Belle, comme un don divin. Les sijs se voyaient comme un peuple élu par une divinité pourfendeuse de démons. On devenait homme en tuant ses démons, ou en les enfermant dans une jarre qui était ensuite enterrée dans le sol. Plus fort le démon, plus profond le trou. Les sijs croyaient que les méritants continuaient d’exister après leur mort dans une grande cité idéale, projection améliorée de leur capitale dans un espace mystique. Les sijs battirent monnaie d’or, d’argent et de cuivre. Ils tentèrent de dominer les omes, qui résistèrent efficacement. L’apparition du peuple sijome peut être vue comme un semi succès ou un semi échec. |
| Sijome : Les sijomes se convertirent à une vie nomade au contact des omes. Ils adoptèrent également les plantes hallucinogènes. Pourtant ils ne se fondirent pas parmi les omes, développant une langue hybride, et une culture beaucoup plus martiale. Les sijomes aimaient se lancer des défis, ludiques ou sportifs. Ils inventaires des jeux, d’abord à leur propre usage, puis ils convièrent des sijs et des omes à y participer : épreuves équestres, acrobaties, course à pied, tir à l’arc, javelot, lutte, poésie… Ils croyaient en un monde spirituel auquel les hallucinogènes permettaient d’accéder. Ce monde regroupait leurs ancêtres, les forces naturelles et les différents futurs possibles. Les sijomes croyaient en la divination. |
| Omes : Comme les sijs ne vendaient pas de bronze aux omes, ces derniers se contentaient d’outils et d’armes en pierre. Ils développèrent énormément l’art du tressage (paniers, boucliers, habitations). La vie des omes s’imbriquait avec celle de leurs chevaux. Bien qu’ils se sédentarisaient les omes maintenaient les liens entre les tribus sur de longues distances. On se faisait des cadeaux : tissus, parfums, drogues, chevaux. Le grand serpent du fleuve représentait désormais les grands cycles du temps et l’éternité. Les omes n’adoraient aucun dieu, mais leurs histoires mettaient en avant de nombreux héros. Certains avaient traversé l’Océan Sudien et découvert de nouvelles terres. Les omes s’enthousiasmèrent pour les jeux sijomes. Ils résistèrent aux sijs par des actions de guérilla, et par l’apparition des sijomes. Les sijs ne parvinrent jamais à diviser les omes. |

Banekerj.
| Mons : Les mons construisirent des cités états sur la grande île de Mérubaie, puis sur Wirga et Cajan. Ils s’établirent également en Banekerj (Marais, Isthme et région des Monts Égarements). Ils s’affirmèrent comme un peuple marin, perfectionnant leurs voiliers et leur science de la navigation. Leurs cités battirent des monnaies d’or reconnaissables à leur motif arachnéen. Avec le temps les cités de Mérubaie se fédérèrent, puis étendirent leur hégémonie sur les colonies. Ce processus fut maintes fois contesté. Aux araignées s’opposèrent fourmis, guêpes, scarabées… Les mons continuèrent de fabriquer des outils et des armes en pierre. Leur admiration s’étendait aux insectes, particulièrement aux espèces industrieuses. Ils aimaient porter des coiffes coniques. Les mons importèrent des gazelles domestiquées des pfoys, ainsi que des poules. Ils capturèrent des musiciens pfoys qui leur transmirent leur passion. |
| Pfoy : Les pfoys colonisèrent une grande partie de l’Archipel Palatial, notamment les îles Slenroy, Mneyir et Fnayz. Leurs communautés de dépassaient jamais la taille de villages. Ils transmirent aux mons la pratique de l’élevage des poules et des antilopes. Ils refusèrent d’adopter la monnaie de leurs rivaux, mais apprirent à leur contact l’art de faire des voiliers. Aux perles et coquillages s’ajouta le commerce de différents pigments, particulièrement le rouge et le jaune vif. Les constructions de branchage atteignirent des dimensions monumentales. Au centre de chaque village on trouvait toujours un tronc creux, ou une cavité artificielle, totalement vide. Les pfoys se distinguèrent par leur art du stockage, des réserves et de l’enfouissement. Ils ne découvrirent l’industrie du bronze que tardivement, par les wous. |
| Yuz : Les yuzs se divisèrent en trois territoires : – Un royaume yuz constitué de trois principautés dominées par des cités. – Des petites colonies autonomes, sur le continent et dans les îles Ruyam. – Un pays yuzmons, avec des fermes groupées autour de châteaux. En obtenant les antilopes domestiquées par les pfoys via les mons, les yuzmons les sélectionnèrent pour créer une variété plus grande, capable de porter un cavalier. En outre les yuzmons inventèrent un système monétaire associant ambre yuz, pièces d’or monses et roues de jade woues. La société yuze s’organisa en trois ordres : – Les ambres qui contrôlaient le commerce de l’ambre, matière qui servait de monnaie. C’était l’ordre des prêteurs, des administrateurs et des artisans. – Les aigles qui fournissaient des guerriers et des prêtres. – Les chèvres qui englobaient éleveurs, fromagers, tisserands, cultivateurs. Les yuz découvrirent le bronze par les chens, lors d’une expédition qui les amena sur les rivages de Besrodone. Par la suite les navigateurs chens commercèrent avec yuz, lors de rares expéditions. Les yuz se mirent en quête d’étain pour développer leur propre industrie. Ils en trouvèrent dans les Stries des Monts Supplices à la frontière de l’Empire Wou. |
| Wou : Des tropiques aux régions polaires les wous créèrent un immense empire. L’unité de cet empire varia grandement, mais ne se divisa jamais en plus de quatre parties, chacune dominée par une cité géante. Le jade et les pierres précieuses servirent d’abord de monnaie, puis les wous suivirent l’exemple des mons et battirent leur propre monnaie d’or. Les wous entrèrent en compétition avec les yuzs pour le contrôle des mines d’étain des Monts Supplices. Ils s’armèrent de bronze. Ils cartographièrent sur du papyrus le Banekerj et l’Océan Palatial. Ils inventèrent différents moyens de mesurer le temps. Leur écriture se composait essentiellement d’idéogrammes. Astronomes passionnés, ils érigèrent de hautes tours pour observer les étoiles. L’aristocratie woue favorisa la naissance et l’expansion des arts théâtraux. Acteurs et actrices portaient des masques de bois. Les masques de jade étaient l’attribue des oracles et des sages. Les masques dorés étaient réservés aux familles régnantes. |
| El : Les els se divisèrent en sept tribus différentes. |

| Au sud d’Elkapa, les elnokos vivaient en petits villages organisés autour de sanctuaires dédiés au Soleil. Ceux des côtes péchaient. Ceux des plaines suivaient des troupeaux de cervidés. Ceux des montagnes élevaient des chèvres et des boucs. |

| Les fatakels construisirent trois cités états dans des plaines fertiles. Ils maîtrisaient la conception d’un colorant noir de très grande qualité, dont ils se servaient pour les encres et la teinture. Ils inventèrent une écriture syllabique. Leurs chars de guerre étaient attelés à des taureaux. |

| Les eldaps montaient des poneys ou des petits chevaux. La carte figure quatre « oppidums » où ils se réfugiaient en cas de danger. Les eldaps bougeaient beaucoup. Excellents archers, ils rançonnaient les voyageurs qui s’aventuraient sur leur territoire. Petit à petit cela se formalisa en droit de passage. Les eldaps menaient des raids en terres fatakeles, et chez les elnokos. Ils gardaient de grands troupeaux de bovins. Ils accompagnaient leurs chants de percussions pratiquées sur des tambours en peau de vache. Les plus grands tambours mesuraient deux mètres de diamètre. Les eldaps sculptaient aussi des totems très stéréotypés. Invariablement un humain brandissait un soleil. L’humain se tenait toujours sur un poney cabré géométrisé et placé sur des têtes de bovins, dont le nombre variait de une à sept selon la hauteur désirée. |

| Les tachikels se considéraient comme les premiers des els. Leurs cités états rivalisaient mais s’unissaient face à une menace extérieure (comme un raid eldap). Onohita, la cité dans la montagne, devint un centre de ralliement spirituel, pour les tachikels comme pour l’ensemble des els. Les tachikels s’approprièrent le syllabaire fatakel. Leurs savants étudièrent les éruptions du volcan à l’est d’Onohita. Il fut divinisé. Les tachikels étaient les principaux producteurs et artisans de l’obsidienne en Elkapa. Les haches de ce minerai servaient de lingots. Le désert Tava, marqué par la brûlure du soleil, était un espace normalement interdit, sauf quand les puissants y envoyaient mourir leurs opposants. |

| Les xalakopas s’établirent au nord du désert Tava. Leurs fières cités furent rapidement reliées par un réseau de routes. Ils trouvèrent de l’or et du cuivre, avec quoi ils créèrent des monnaies en variant le dosage de l’un avec l’autre. Comme les fatakels ils employaient des bovins pour tirer leurs chariots. Les xalakopas commercèrent avec les pfoys lorsque ceux-ci colonisèrent l’Archipel Palatial : voiliers, pigments rouges, pigments jaunes, antilopes, poules, stockages. Leur écriture associait le syllabaire fatakel à des idéogrammes de leur cru. Les xalakopas étaient connus pour sacrifier leurs prisonniers au Soleil, afin de lui rendre son éclat. Les sacrifices avaient lieu deux fois par an, dans le long défilé séparant la plaine occidentale de la plaine orientale. |

| Les jiwelsïns vivaient de la forêt équatoriale et de cultures en plaine. Leur langue avait beaucoup dérivée de celle des els. Les jiwelsïns domestiquèrent des panthères, qui les aidaient à chasser, et à protéger leurs foyers. Ils n’écrivaient pas. Ils commerçaient très peu avec d’autres peuples. Leur religion et leur philosophie reposaient sur un système dualiste, lumière et ombre, les deux étant également nécessaires. Les chefferies jiwelsïnes réglaient leurs différents par des combats ritualisés. |

| Les pfoyeksïns étaient des jiwelsïns hybridés de pfoys. Les pfoyeksïns étaient plus ouverts que les jiwelsïns. Ils n’avaient pas de fauves domestiques, mais de petits éléphants. Les pfoyelsïns vivaient en clans. Ils n’écrivaient pas. Ils pratiquaient les combats ritualisés, mais leurs artisans fabriquaient aussi des jeux à damier de six à douze cases de côté, servant à trancher des différents entre chefs. Sur le tard ils échangèrent de petits éléphants contre des armes en bronze woues. |
Troisième époque : âge du fer.
L’apparition de la technologie du fer et de l’acier marqua le début de la troisième époque.
Le fer remplaça le bronze pour les armes et les outils. Les cultures qui n’avaient pas eu accès au bronze eurent une deuxième chance d’entrer dans la métallurgie.
Le succès des différentes montures (chevaux, lapins mutants, petits éléphants, bovins de monte, gazelles mutantes) changea la guerre, et accrut l’utilisation de la force animale.
De nombreux progrès techniques eurent lieu tout au long de la période.
La guerre mettait au défi les sociétés à travers leurs rivalités, et dans leur cohésion interne.
Les deux faces du monde, le Tyrmil et le Banekerj communiquaient, mais s’opposaient peu.
Rares furent les cultures perdurant sans cités ou sans état.
La troisième époque fut animée de plusieurs contradictions :
- La tension entre les formes républicaines et les formes monarchiques.
- La tension entre la fragmentation politique ou l’unification impériale.
- La tension entre les pouvoirs séculiers et les pouvoirs spirituels.
- Les religions devinrent progressivement des causes de conflits.
Pratiquement toutes les cultures hiérarchisées produisirent des littératures et des architectures caractérisées, des styles propres.

Tyrmil.
| Royaumes trals et tralchens. Ces états s’étendaient sur le quart nord ouest de Tyrmil. Ils ne furent jamais capables de constituer une unité politique durable. Le dieu loup était devenu la manifestation d’un esprit divin animant l’univers par sa respiration et son chant. On chantait beaucoup dans les royaumes trals. On construisit des rotondes sacrées dédiées aux chorales. Le chien signifiait que, dans une certaine mesure, les humains contrôlaient le souffle divin. Les prétentieux et les traîtres étaient abandonnés aux loups des forêts. On faisait du bon cidre et du bon vin dans tous les royaumes trals. |

| Roldagne. Royaume occidental de l’espace tral, la Roldagne commerçait avec l’empire Wou, ce qui l’enrichissait considérablement. Les marins roldagnols étaient en concurrence avec tralfides et fides. Naviguer sur le Manteau Bleu était très risqué. Les chevaliers roldagnols montaient des chevaux sijomes. Les paysans se contentaient des grands lapins chens. |

| Tralterre. Menacée d’être pris en tenaille par ses voisins la Tralterre jouait tant de la force que de la diplomatie. Elle rechercha souvent l’alliance avec les chens, puis avec l’empire Chengor. Elle accueillait dans sa capitale des chanteurs venus des quatre horizons pour honorer le berceau de la culture trale. Les chevaliers traltais ne montaient que des chevaux. |

| Tralcie. La Tralcie s’était étendue au dépend des tralfides. La Muar était l’artère principale de ce pays chaud. La Tralcie fit souvent face à des raids tralchens. Ses alliances fluctuaient autant que celles de la Tralterre. Des caravanes tralciennes traversaient le Désert Venteux, vers Chen, sur des chameaux. |

| Rèntar, royaume tralchen. Les rèntaris contrôlaient le Grand Col des Monts Protecteurs. Sur leur blason, les fers de lance qui se croisent étaient dits « en oreille de lapin », et ceux qui convergent étaient dits en « yeux de loup ». Les chens, puis l’Empire Chengor, tentèrent plusieurs fois d’annexer le Rèntar. Ils n’y arrivèrent que durant de courtes périodes. Les rèntaris firent plusieurs raids vers les royaumes trals ou vers les chens afin de voler des chevaux. |

| Fahogroun, cités tralchenes. Le Fahogroun était la région au nord des Monts Protecteurs, froide et sauvage. Il était dominait par deux cités états indépendantes, partageant la même langue, et exploitant des mines de fer et d’argent. |

| Duchés incertains, territoires chentrals. Les Duchés Incertains passèrent sous domination tralchene lorsque l’Empire Chengor, qui avait conquis le Chen, se divisa. Mais ils conservèrent une culture chene, notamment la vénération des anges en forme de lapins ou de lièvres. |

| Fédération Tralfid’chene. Elle réunissait des cités états tropicales. On ne portait pas de brillantes armures d’acier dans la Fédération Tralfid’chene, mais on montait de beaux chevaux sijomes. Les cités étaient pratiquement toujours en guerre entre voisines. Les tralfid’chens avaient été dans l’orbite de l’Empire Chengor lors de sa plus grande extension, mais ils avaient été les premiers à s’en détacher. Cependant ils en avaient gardé des pratiques esclavagistes au dépend des fides et chenfides. |

| Tralfidia. La Tralfidia sut se faire détester de tous ses voisins, à commencer par les cités de la Fédération Tralfid’chene. Ses rois tentèrent de soumettre les trals du nord et les fides au sud. Ils commerçaient avec les els et les wous de Banekerj, et avec les sijs. Gazelles yuzmonses et chevaux sijomes s’acclimatèrent en Tralfidia. Les émeraudes des Monts Ods enrichirent les marchands tralfidians. |

| Empire Chengor, extension maximum. L’empire dura environ un millénaire, puis les dissensions internes eurent raison de son unité, aggravées par des incursions trales et tralchenes. |

| Chen. Grande civilisation de l’âge du bronze, Chen devint la principale conquête du Chengor. Quand celui-ci se divisa Chen ne retrouva pas son territoire d’antan le long du Vanhen. Deux lignées princières régnèrent ensemble sur Chen. |

| Dräm. Les terres de Dräm se détachèrent de Chen lors de la division de l’empire Chengor. Les ducs de Dräm, de facto indépendants, conservèrent leur titre aussi longtemps qu’ils crurent pouvoir réunifier Chen à leur profit. Finalement, après une bataille à l’issue ambiguë, ils proclamèrent la royauté. |

| Chengoride. La Chengoride se releva de la division de l’Empire Chengor avec l’intention de réunifier au moins le Chengor « originel ». Mais les forces lui manquèrent, ce qui favorisa l’ascension d’un culte. Les moines du dieu foudroyant établirent une théocratie en Chengoride. Seul un conté occidental échappa à leur mainmise. Les moines chengorides firent du prosélytisme partout en Tyrmil, mais n’eurent de succès que dans l’ancien Chengor. |

| Gorogrene. Les cités du Gorogrene s’isolèrent. Seuls les moines du dieu foudroyant obtinrent le droit de s’aventurer sur leur territoire. Les échanges commerciaux avec la Chengoride se faisaient dans un port spécial à la frontière, sur le fleuve Goro. Le Gorogrene n’était pas plus accueillant avec les autres nations. |

| Chaychän. Le Chaychän commerçait avec les mons et les yuzmons, ainsi qu’avec les villes du Kad, avec les sijs et les sijomes, et les nations de l’ancien Chengor. Il exportait cacao, bananes, topazes et peaux de fauves. Le Chaychän jouissait aussi d’une excellente industrie navale. Sa cavalerie se composait autant de chevaux que d’antilopes yuzmonses. Le Chaychän se convertit à la théologie du dieu foudroyant. |

| Sonoco. Le Sonoco se convertit au dieu foudroyant, mais développa ses propres ordres monastiques, non inféodés au Chengoride. Il avait les mêmes partenaires commerciaux que le Chaychän, et produisait presque les mêmes choses. Le Sonoco n’extrayait pas de topazes, mais il cultivait une variété d’agrumes très sucrés qui ne poussaient bien que sur place. Le Sonoco achetait des chevaux aux omes vivant non loin du Désert Coupant. Il employait parfois les omes comme mercenaires. |

| Côte Blanche. De population chenyuzmons les habitants de la Côte Blanche montaient des antilopes yuzmonses, et exploitaient des carrières de marbre. Le culte du dieu foudroyant, officialisé dans les cités, ne s’imposa pas comme le seul. |

| Chenfides. Les chenfides continuèrent, malgré les pressions extérieures, à servir de guides et d’intermédiaires à travers la grande forêt. Ils défendaient leur territoire avec des projectiles (flèches, fléchettes, javelots) aux pointes empoisonnées. Ils tuaient à vue les moines du dieu foudroyant. |

| Fideforo. Le territoire des fides avait perdu du terrain au nord, mais il s’était renforcé sur une large bande allant du Manteau Bleu au sud des Lacs Perlés : le Fideforo. Ce royaume était en guerre endémique avec la Fédération Tralfid’chene et avec la Tralfidia. Il vivait plutôt en bons termes avec les chenfides. En général les relations étaient cordiales avec les cités kadiennes au sud. On échangeait prudemment avec les autres états fides. |

| Xalourame. Le Xalourame était un royaume fide, qui s’affirma entre le massif du Veilleur et le massif du Père, et au sud de celui-ci. Le Xalourame était riche de différents métaux. Il n’avait pas de capitale. La cour était itinérante. Ses divinités étaient d’origine fide, auxquelles s’ajoutaient les massifs montagneux divinisés. |

| Sagribaya. La Sagribaya était d’abord une région côtière très découpée du Tyrmil. C’était aussi un ensemble de cités, souvent portuaires, mêlant fides et tralfides, avec des apports sijs. Toutes échangeaient des matières rares : bois précieux, saphirs, lapis lazuli, café. Les cités commerçaient aussi avec le continent Elkapa. Les divinités principales étaient une déesse de l’océan et un dieu tellurique lié au feu et aux richesses. Le perroquet sage des fides était également très vénéré. |

| Cités Kadiennes. D’origine fide, la première cité kadienne fut construite à l’embouchure du fleuve Kad. Les kadiens se sont habitués à côtoyer le désert, mais l’ont très peu traversé, préférant contourner l’obstacle par la navigation. Le fleuve Kad fut divinisé. Le soleil aussi, qui remplaça le perroquet sage. Les fondateurs des villes furent aussi considérés comme immortels. Les étoiles étaient assimilées à des esprits veillant sur l’ordre du monde. |

| Sijiane. Les sijs tentèrent plusieurs fois de soumettre la Sagribaya et les cités kadiennes. Ils s’épuisèrent à repousser des invasions sijomes. Le Gorogrène se ferma après la division du Chengor, mais les échanges se poursuivirent avec le Chaychän. La Sijiane se divisa lorsque trois princes refusèrent l’autorité d’un monarque frappé de folie. Chacun créa une dynastie, et chaque principauté formalisa un dialecte différent. |

| Sijiane du Tïnvu. |

| Sijiane Occidentale |

| Sijiane Froide |

| Sijoman. Les sijomes avaient pris le pouvoir sur toute la plaine à l’est du Berceau, fondant le Sijoman et le dotant d’une capitale. La chevalerie sijomane déferla ensuite sur la Sijiane, à plusieurs reprises. Pourtant le Sijoman ne parvint pas à s’établir durablement à l’ouest du Berceau, même après la division du Sijiane. |

| Une population ome subsistait à l’ouest du Désert Coupant dans le Banekerj. Ils étaient un lien entre le Tyrmil et le Banekerj. |

Banekerj.

| Mérubaie. Les mons de Mérubaie avaient essaimé au-delà de leur grande île. Comme la plupart des empires la cohésion fut difficile à maintenir, à fortiori du fait des bras de mer séparant ses différentes parties. Cependant les confrontations avec les wous et et les yuzmons, qui suivaient un destin à part, resserraient les liens. |

| Mérubaynir. Les monarques du nord de l’île se disaient que leur royaume était bien placé pour commercer avec le Tyrmil et le Banekerj. Le Mérubaynir laissait ses colonies prendre de l’autonomie, comptant qu’elles se tourneraient vers lui en cas de danger. Les chevaux sijomes ne détrônèrent pas les antilopes yuzmonses dans le cœur des chevaliers légers du Mérubaynir. |

| Rirmens. Cité état autonome, Rirmens payait un tribu au Mérubaynir. On disait que le temps s’arrêtait à Rirmens, tant on s’y ennuyait. |

| Mansbia. Mansbia fut fondée par un duc exilé du Mérubaynir. Elle accueillait de nombreux réprouvés. Des pfoys et des els complétèrent sa population. Mansbia s’épanouit dans la piraterie. |

| Sagna des Tamac. Sagna des Tamac accueillait les navires du Tylmir et du Banekerj. Les éruptions du volcan Dounsang détruisirent plusieurs fois le port. Cosmopolite comme Mansbia, Sagna des Tamac devint progressivement monspfoyelssijomechene. |

| République du Lac Lenson. Le conté de Lenson obtint son indépendance des suites d’une révolution bourgeoise. La République du Lac Lenson achetait des chevaux aux omes. Elle faisait commerce de bois et de poissons. Elle entretenait de rares échanges avec le Sonoco. |

| (Duché de) Brinmanse. Les ducs de Brinmanse défièrent l’autorité du Mérubaynir. Mais les cités du Lac Lenson en profitèrent pour s’affranchir. Puis se furent des incursions yuzmons qui mirent en péril le duché. La reine du Mérubaynir accorda beaucoup d’autonomie à la Brinmanse, sachant que celle-ci ne lui ferait plus défaut avant longtemps. On trouvait de beaux rubis et des améthystes dans les Égarements. |

| Wirga. L’opposition de Wirga à Mérubaynir fut très forte. Mais Wirga résistait aussi à la mainmise des wous. Quand le Mérubaynir comprit que Wirga lui servait involontairement de bouclier, il lui apporta une aide efficace mais surtout pas ostentatoire. La fierté des wirgans était sauve. |

| Cajan et Imbaie, îles pfoymonses. Cajan et Imbaie réussirent à maintenir leur indépendance en garantissant le passage des détroits, et en s’engageant à ne jamais céder aux wous. |

| Brajd-Keyaz. Les yuzmons conquirent sur les mons l’isthme (Bradj) et la bande côtière (Keyaz). Ils divisèrent leur territoire en onze duchés. Puis, ils menèrent la vie dure aux ducs de Brinmanse. Ils s’alliaient tantôt aux wous, tantôt aux yuzs. Ils repoussèrent des expéditions du Chen ou du Chengor. Les yuzmons exportaient avec succès leurs antilopes de monte. N’étant pas d’habiles marchands ils ne firent que partiellement le lien entre l’Océan Nordique et la Mer des Trois Voies au sud. |

| Îles Ruyam. Territoires poissonneux mais désargentés, les Îles Ruyam servaient d’escale lors des traversées de l’Océan Nordique. Elles constituaient aussi une sorte de frontière naturelle de l’espace maritime des yuzs. Les navires de guerre yuzs mouillaient dans les ports ruyamais. Les Îles Ruyam s’équipèrent de phares impressionnants. |

| Yazfax. Cité état yuze, le port de Yasfax résistait à tous les sièges yuzmons. Yazfax se constitua une flotte importante, commerciale et militaire. Elle louait ses bateaux et ses services aux autres yuzs. Les marins yasfaxiens étaient bien accueillis en Chen, Chengor, puis Chengoride. |

| Yuchkana. Quand les yuzmons commencèrent à se forger un destin à eux, la Yuchkana hésita entre les rejoindre ou rester dans Yuzia. Finalement, elle s’affranchit des souverains yuzs. Pourtant, l’écart de mentalités étant devenu trop grand, elle ne rejoignit pas les yuzmons, et même se retourna contre eux. Les yuchkanais étaient reconnus comme de farouches guerriers. Ils ne cédèrent pas non plus aux pressions des wous. |

| Yuzia. Les yuzs formèrent un royaume très prospère, la Yuzia. Tandis que les yuchkanais les gardaient au sud, les yuzs surveillaient les cols des Supplices, craignant toujours une grande invasion woue. La Yuzia chercha longtemps une alliance avec les yuzmons pour faire l’équilibre avec les wous. Elle l’a trouva parfois. Sinon elle menait une guerre larvée contre les wous pour le contrôle des longues vallées des Supplices. Le conflit n’empêchait pas yuzs et wous d’échanger ambre et jade. |

| Woubän, Empire Wou. Sur la carte ci contre, en bleu, jaune, rose et violet. A la tête du Woubän se trouvait l’empereur ou l’impératrice, avec sa propre dynastie. Les Landes Bleues, les Plaines d’Or, le Royaume de la Mer Rose, et le Trône de Lavande étaient dirigés par des lignées distinctes de rois et de reines. L’empereur avait une autorité directe sur les troupes des hauteurs (sur la carte : tous les territoires en nuances sombres). Tous les voisins du Woubän le craignaient. Le Woubän entretenait une importante cavalerie d’antilopes yuzmonses, et un excellent réseau routier. La cour impériale était un nid d’intrigants. Plus d’une fois l’empira endura la guerre civile. Il connut aussi de sévères épidémies. Néanmoins, au-delà des différences culturelles ou dialectales, les wous préservèrent le sentiment de ne former qu’un seul peuple. La pensée woue devint de plus en plus conservatrice. |

| Les Alliances Pfoyes. Les cités et tribus pfoyes formèrent trois alliances. La plus importante rassemblait Smeyfzol et Fnayz. La deuxième avait Mneyir pour centre. Elle était très influencée par les cultures d’Elkapa. La troisième se limitait à Slenroy. L’Alliance Smeyfzol-Fnayz. Elle fédérait les cités pfoyes les plus sociables et les plus respectueuses de leur culture traditionnelle. Blason: dieu d’or sur tumulus, sur fond vert. L’Alliance de Mneyir. Trop agressive pour faire consensus, suffisamment intimidante pour tenir à distance les prédateurs. Très militaristes, les pfoys de Mneyir perdirent en poésie. Blason: dieu d’or sur tumulus soulevant un requin, sur fond noir. Slenroy. Les cités de Slenroy sacrifiaient leurs prisonniers au volcan divinisé de l’île. L’irruption signifiait que la divinité perdait sa tête, en versant des flots de sang. Donc on coupait les têtes des prisonniers et on demandait au volcan de s’en choisir une. Une bonne tête apaiserait certainement le volcan. Blason: dieu d’or sur tumulus, décapité, versant son sang, sur fond vert. |

| Tchaspadok. Le Tchaspadok réunissait la grande île de Tchaspa et l’île de Djayb (volcanique et plus au sud). Les tchaspadokiens étaient un mélange de wous, de pfoys, et de pfoyeksïns venus du nord d’Elkapa. Le royaume utilisait pour sa cavalerie des antilopes yuzmonses, et comme force de traction animale des éléphants nains pfoyeksïns. Les métaux étaient rares. Les mines se trouvaient toutes sur Djayb. Les tchaspadokiens de l’âge du fer évoluèrent du dualisme vers une religion monothéiste. |

| Elnokos. Deux populations d’elnokos survivaient à l’âge du fer. Ils tiraient leur subsistance de l’océan. Les uns occupaient les Îles Tamac Orientales, et les autres habitaient sur Elkapa, tout près des steppes, à l’embouchure du fleuve Ponogos. |

| Fatakelnokos. Une population mêlant fatakels et elnokos forma une nation à la Pointe Sud d’Elkapa. Ils avaient adopté les antilopes yuzmonses comme montures, gardant les taureaux pour la traction et le labour. La littérature fatakelnokosie connut un essor exceptionnel, qui popularisa les exploits de ses guerriers face au Tachikelkana. |

| Tachikelkana. Les tachikels annexèrent les eldaps. Ils tentèrent ensuite de conquérir le Fatakelnokos, en vain. Le Tachikelkana préféra les chevaux sijomes aux antilopes. Il fit des croisements avec les poneys eldaps pour obtenir des chevaux robustes, de taille intermédiaire. Le Tachitelkana tenta d’imiter la littérature fatakelnokosie. De même il intégra les totems et les tambours eldaps à ses rituels. Les forgerons tachikelkanais devinrent très réputés, et le premier d’entre eux entra dans la légende comme un héro immortel. |

| Sijkana. La colonie sije introduisit les chevaux sijomes en Elkapa. Le duc de Sijkana rendait des comptes à la Sijiane, puis à la Sijiane Occidentale. Ensuite, il se trouva de facto à la tête d’un état indépendant. Il s’allia au Tachikelkana lors de la conquête des eldaps, ce qui lui permit de s’étendre un peu sur le continent, en acceptant de devenir un vassal du souverain tachikelkanais. Le Sijkana adopta beaucoup de mots et croyances tachikelkanais. |

| Xalakopas. Les cités xalakopasses continuèrent à être des entités autonomes. Mais elles se dotèrent d’un haut clergé itinérant, afin de veiller à l’équité des sacrifices humains pratiqués sur les prisonniers, à la suite de guerres extrêmement ritualisées (une influence jiwelsïne). Les xalakopas utilisaient autant les antilopes yuzmonses que les chevaux sijomes, les taureaux, les poneys eldaps, et les éléphants nains pfoyeksïns. Les xalakopas possédaient les meilleurs rendements agricoles d’Elkapa. Leurs cités étaient très peuplées. L’acier était prohibé lors des guerres ritualisées entre cités. L’acier ne pouvait servir qu’à tuer des étrangers. |

| Jiwelsïns. La culture jiwelsïns s’urbanisa à l’âge du fer, mais certaines tribus du cœur de la forêt conservèrent leur mode de vie traditionnel. Les jiwelsïns urbanisés utilisaient l’écriture xalakopasse. Les jiwelsïns obtenaient de l’acier en échange de produits rares venant des marais, et d’esclaves. |

| Certains jiwelsïns construisirent des cités côtières. Cette région fut nommée Jiwelgoura. Les villes locales empruntèrent aux xalacopas leur système d’écriture. Elles favorisèrent les chevaux. Le système de la guerre ritualisée s’emballa avant la fin de l’âge du fer, provoquant l’abandon des cités. |

| Pfoyeksïns. Comme les jiwelsïns les pfoyeksïns ne se convertirent pas tous à la vie de citadins. Ils restèrent très attachés à leurs traditions, rejetant le monothéïsme des tchaspadokiens. |
Quatrième époque : âge industriel.
| L’âge industriel se caractérisa par tout un ensemble de progrès techniques qui eurent des conséquences importantes au niveau politique. Comparé à la Terre il couvre une période s’étendant du milieu du 15° siècle à la fin du 19° siècle. – Invention de l’imprimerie. – Rationalisation et remise en cause des croyances plus anciennes. – Croyance en un progrès illimité dans un monde aux ressources perçues comme illimitées. – Invention de la boussole, perfectionnement de la navigation. – Exploration des pôles. – Découverte de la physique « newtonienne ». – Progrès immenses en médecine. Découverte des micro-organismes, des virus, des bactéries, des vaccins, contribuant à la croissance démographique. – Développement des sciences mécaniques. – Invention, perfectionnement et développement des armes à feu et de l’artillerie. – Industrialisation par division des tâches et mécanisation de la production. Il y avait très peu d’énergies fossiles sur Belle, de sorte que ni le charbon, ni le pétrole ne vinrent amplifier les effets de l’industrie. Conséquemment les gros ouvrages en poutrelles métalliques et les grandes machines se développèrent dix fois plus lentement, ou en quantités dix fois inférieures à celles connues sur Terre. Les chemins de fer ne relièrent que les grandes agglomérations. On perfectionna les voiliers plutôt que de construire des bateaux à vapeur. – Apparition des états nations. Renforcement des identités nationales nourrissant les impérialismes agressifs. – Augmentation des richesses produites, accroissement des inégalités, monté de la contestation sociale du modèle capitaliste. – Augmentation des populations. – Soumission coloniale des sociétés les moins avancées technologiquement et militairement. – Invention de la photographie et du cinématographe (en fin de période). Le « tableau » exposé ci-après décrit Belle au moment où les sciences et techniques égalent celles de la Terre au début du 19° siècle (Napoléon). |

Tyrmil.

| Roldagne. La Roldagne s’étendit au détriment de la Tralterre. La Roldagne affichait de plus en plus son projet de réunir tous les peuples trals sous sa bannière. A cette fin elle se donna des valeurs universalistes de prétention humaniste. Mais de fréquents changements de régimes l’affaiblirent, ainsi que plusieurs coalitions menées par l’Empire Rèntar. La Roldagne révisa ses ambitions à la baisse. Elle se chercha des alliés au sud et auprès des wous. |

| Tralterre. La Tralterre diminuée adopta un régime parlementaire doublé d’une mystique archéologique supposée unifier les trals autour de leurs origines. Elle se posa en régulatrice de conflits, et obtint le statut de puissance neutre parmi les trals. Elle devint ensuite une place financière. |

| Empire Rèntar. En rose sur la carte. Les monarques rèntars unifièrent tous les territoires de langues tralchenes. Ils devinrent ainsi les rivaux de la Roldagne, l’empêchant d’annexer complètement la Tralterre. L’Empire Rèntar prit d’abord du retard dans l’industrialisation, puis il le rattrapa avec l’aide de la Tralterre. |

| Tralcie. Poussés vers le sud par le Rèntar, les tralciens se réorganisèrent autour de la région des Lacs Perlés. Ils soutirent la Tralterre contre la Roldagne. Puis ils se rapprochèrent des roldagnols, pour contrebalancer le Rèntar autant que pour se couvrir en cas de conflit avec les nations équatoriales. |

| Tralfidia. La Tralfidia soumit une partie des cités de la Sagribaya, ce qui lui permit d’augmenter ses richesses et de résister aux prédations. Cependant les conquêtes se montraient souvent indociles. Le crime organisé et la corruption y prospéraient. La Tralfidia garda longtemps des institutions de l’âge du fer, ce qui nuit à son développement malgré des ressources importantes. |

| Empire Trafich. La Fédération Tralfide’chene s’était muée en puissance impérialiste, qui porta de rudes coups au Fideforo, au point de contrôler presque toute la région sud des Lacs Perlés. L’empire s’étendit également aux dépends du Dräm. Quant aux Chenfides, ils furent chassés, tués, ou asservis comme main d’œuvre bon marché dans les champs et dans les fabriques. La forêt équatoriale recula significativement. |

Römtrëd.
La cité état de Römtrëd fut tout ce qu’il resta du Dräm après l’invasion tralfid’chene. Les capitalistes de l’empire Trafich lui consentirent un semblant d’indépendance en échange de comptes bancaires non taxés.

| Fédération de Chen. Chen possédait deux capitales. Acquis au culte du dieu foudroyant (tempéré de déesse à tête de lapin), les chens se projetèrent en Banekerj où ils prirent possession de la Côte Blanche. Mais bien que la fédération s’étendît sa population s’accrut lentement. Les discours officiels grandiloquents des chens n’impressionnaient pas leurs voisins. Le Rèntar craignait plutôt une coalition de nations unies par le culte du dieu foudroyant. |

| Chengoride. La Chengoride reprit le contrôle du fleuve Goro. Imitant l’Empire Trafich, elle capturait les chenfides en nombre, gardant la plupart pour son usage, et revendant les autres aux nations converties au dieu foudroyant. Les voix qui s’élevèrent contre ces pratiques venaient essentiellement des pays qui n’avaient pas accès à cette ressource. |

| Chaychän et Sonoco. Respectivement en rose et orange clair sur la carte. Les cités du Sonoco se rattachèrent au Chaychän par un traité. Chaychän et Sonoco contrôlaient le passage entre l’Océan Nordique et l’Océan Sudien, ce qui leur donnait un gros avantage commercial. Chaychän participa de la fin du Gorogrene. |

| Il demeurait deux cités états libres en Sagribaya. Elles se placèrent sous la protection de la Roldagne, et aspirèrent les capitaux par une fiscalité très allégée en faveur des grandes fortunes. |

| Le Xalourame. En rose sur la carte. Le nouvel état se dota d’une capitale. Il s’opposa violemment à l’avance des sijs. Les cités kadiennes furent l’enjeu d’une lutte impitoyable entre le Xalourame, le Fideforo et la Sijiane. D’abord rivaux, xalourams et fideforosiens s’allièrent pour mieux résister aux ambitions de la Sijiane et du Trafich. Le Xalourame adopta une posture anti-esclavagiste. |

| Le Fideforo. Menacé par l’Empire Trafich, la Chengoride et la Sijiane, le Fideforo rédigea une constitution bannissant l’esclavage et s’allia enfin avec la jeune nation xalourame. Le Fideforo profita tout de même de la chute du Gorogrene. |

| Territoire Chenfides. En jaune et ocre sur la carte. Les chenfides subissaient la prédation de tous leurs voisins. Pillés, tués, violés, expropriés et réduits en esclavage, ils cessèrent d’offrir leur aide pour traverser la forêt. Leur aversion envers le dieu foudroyant ne fit que croître, ainsi que pour tout ce qui était trafich. |

| La Sijiane Unie. En rose sur la carte. Des suites d’une révolution la Sijiane du Tïnvu parvint à fédérer la Sijiane Occidentale et la Sijiane Froide, soit par des traités, soit par la force. Ensuite la Sijiane Unie profita de posséder momentanément de meilleurs fusils et canons pour attaquer le Sijoman. L’éloignement par rapport aux autres puissances du Tyrmil fit que la Sijiane Unie acheva sa conquête sans être dérangée. |

Banekerj.

| République de Lenson. La République de Lenson s’étendit dans toutes les directions. Elle commerçait avec Chaychän et Sonoco, et avec la Brinmanse. La République de Lenson souffrait de ne pas avoir un accès direct à la mer, ce qui l’amena plusieurs fois à s’approprier le Désert Coupant. Le Mérubaynir s’y opposa efficacement. Le Lenson s’entendit donc avec la Brinmanse. |

| (Duché de) Brinmanse. Menacée par le Brajd-Keyaz, la Brinmanse s’allia durablement avec la République de Lenson dont les idées diffusèrent jusqu’au littoral. Le régime brinmansais devint parlementaire. |

| Brajd-Keyaz. Les yuzmons du Brajd-Keyaz s’unifièrent dans un état moderne avec une capitale sur l’isthme. Ils poussèrent un peu en direction de l’est et du sud. La Yuzia et le Woubän les continrent. Le Mérubaynir tenta une fois de s’emparer de l’isthme. A la suite de quoi le Brajd-Keyaz construisit une flotte de guerre. Mais ses ennemis s’arrangeaient pour limiter ses mouvements, au nord comme au sud. Le Bradj-Keyaz courtisa Wirga. |

| Yuzia. L’ours yuz annexa les Îles Ruyam, Yazfax et la Yuchkana. Il étendit son influence sur l’Océan Nordique, en compétition avec les puissances du Tyrmil. Puis la Yuzia réorienta sa stratégie vers l’affaiblissement du Brajd-Keyaz. La Yuzia pactisa avec le Mérubaynir. |

| Woubän. Le Woubän entra en compétition avec la Yuzia pour la course aux pôles, en remontant le Fanwon vers un lac chauffé par des sources thermales. Le Woubän envahit Slenroy et participa au dépeçage de l’alliance Smeyfzol-Fnayz. L’Océan Palatial devint un terrain de manœuvres et d’intimidation pour toutes les puissances riveraines. Le Woubän développa son commerce avec la côte occidentale du Tyrmil. |

| Mérubaynir (en rose); Wirga(en bleu); Une partie du Woubän (en jaune) et la Brinmanse (en violet). Le Mérubaynir et Wirga conjuguèrent leurs efforts pour se partager Smeyfzol. C’était une alliance de circonstance. Mais comme le Woubän en profita pour s’arroger le nord de l’île, les deux alliés furent bien obligées de continuer à s’entendre. |

| Mneyir. Mneyir, ne voulant pas finir comme Smeyfzol, tenta de nouer des liens avec Tchaspadok, tout en initiant la culture de diverses drogues. Il proposa également d’ouvrir ses ports à la flotte du Tachikelkana. La compromission du Mneyir devint bientôt proverbiale. Toutes les puissances de l’Océan Palatial étaient intéressées d’y prendre pied, mais aucune ne faisait confiance à l’aristocratie locale. C’est au Mneyir que les différents impérialismes testèrent la politique des coups d’état. L’instabilité devint la norme au Mneyir et le pouvoir se criminalisa. |

| Tchaspadok. Le Tchaspadok colonisa le nord d’Elkapa. La Tralfidia du Tylmir s’y opposa par l’envoi d’un corps expéditionnaire. L’opération échoua, mais marqua les esprits. Il resta dans la jungle un reliquat de tribu jiwelsine. |

| Cités état jiwelsines. Les dernières cités jiwelsines ajoutèrent un fusil à leur drapeau. S’en fut fini des guerres ritualisées. Les guerriers jiwelsïns commencèrent une guérilla permanente contre tout ce qui approchait de trop près de leurs villes. |

| Xalakopas. Les xalakopas sentaient qu’ils n’étaient pas en position de force. Ils ne voulaient certainement pas être conquis. Ils ne voulaient pas se criminaliser. Ils ne voulaient pas s’isoler. Ils tentèrent une modernisation à marche forcée, tout en maintenant leurs traditions. |

| Tachikelkana. Le Tachikelkana conquit Fnayz et les cités du sud du Xalakopas, devenant la puissance principale d’Elkapa. Le pouvoir du Tachikelkana devint de plus en plus autoritaire et militariste, visant l’hégémonie sur le continent. |

| Fatakelnokos. Le régime du Fatakelnokos évolua en république libérale. L’opposition idéologique se renforça contre le Tachikelkana. Très isolé le Fatakelnokos chercha des alliés dans le Tyrmil. Il trouva la Sijiane Unie qui ne partageait pas vraiment ses idées. |
Cinquième époque : âge nucléaire.

| Il n’y avait presque pas d’énergies fossiles sur Belle. Les conséquences de l’industrialisation en furent d’abord tempérées. Puis on découvrit la radioactivité et l’énergie nucléaire. Bien sûr les matières fissiles étaient épuisables, mais pendant deux siècles environ Planète Belle eut des airs de vingtième siècle, avec des trains nombreux, des usines, de grands ponts en poutrelles métalliques, des camions, des voitures (électriques), de grands bateaux en acier, et même des avions (pas beaucoup). La richesse produite fut multipliée. Il y eu téléphones, radios, puis télévisions. Il y eut ordinateurs, missiles balistiques et avions à réaction. On observa les cieux avec des instruments perfectionnés, et l’univers parut s’étendre. On comprit de plus en plus de choses sur la structure du vivant. Il y eut des régimes politiques très différents, très hostiles les uns envers les autres. La puissance acquise permit des hécatombes en proportion. Les nations formèrent des alliances par affinité idéologique, ou par pragmatisme. Il y eut la course à la bombe (A puis H), et la compétition pour des ressources rares. Il y eut un climat de tension mondiale. Et souvent les tensions éclatèrent en guerres continentales. Ce qui suit est l’histoire de ces temps violents. |

Tyrmil.
| Première guerre du Tyrmil. Le Rèntar avait de l’uranium. La Tralcie n’en avait pas. Elle dépendait de la Roldagne. Le Rèntar produisait donc davantage, et plus vite. Il prépara camions, chars, avions, et carburant. Il ne fut pas le seul car le Trafich procéda de même. Les deux empires partageaient des régimes nationalistes et militaristes. Ils s’allièrent. |

| Le Rèntar attaqua simultanément la Tralterre et la Tralcie. Il mena en Tralterre une guerre d’extermination. Le Trafich attaqua la Tralcie par le sud. Roldagne et Tralfidia déclarèrent la guerre aux empires. Dès lors on se battit du cercle polaire à l’équateur. La guerre dura plusieurs années. La Tralterre et la Tralcie en sortirent en charpies. Le Rèntar occupa la Tralcie. La Roldagne et Tralfidia officialisèrent leur alliance. Elles furent rejointes par la Yuzia. Celle-ci débarqua des troupes en Besrodone. |

| Les empires se trouvèrent isolés diplomatiquement. Ils signèrent la paix. Le Rèntar céda une partie des espaces conquis. Les nations impliquées se lancèrent dans une course à la bombe atomique. |
| Deuxième guerre du Tyrmil. Le Rèntar fut la première puissance à produire des bombes atomiques, en nombre limité. Immédiatement il déclencha les hostilités contre la Roldagne, qui l’aurait bientôt. Le Rèntar anéantit les principales places fortes de la Roldagne dans les Protecteurs. Les attaques plus en profondeur furent interceptées, la Roldagne ayant développé des chasseurs à réaction. Dans le temps qu’il fallut à la Roldagne pour mettre au point ses propres bombes atomiques, le Rèntar extermina les derniers tralterriens, et s’appropria leurs sites sacrés. Puis il annexa pour de bon la Tralcie. La Roldagne annonça qu’elle bombarderait le Rèntar s’il s’en prenait à la Tralfidia. Le Rèntar se tourna alors contre Chen. Chen appela au secours les nations du dieu foudroyant. Devant la résistance le Rèntar atomisa deux grandes villes, et Chen se rendit. Puis le Rèntar négocia un cessez le feu, pour consolider ses gains. La Chengoride accepta un répit qu’elle mettrait à profit pour créer ses bombes nucléaires. Pendant ce temps l’empire Trafich s’en prenait violemment au Fideforo, massacrant les populations. Le Fideforo appela à l’aide, et obtint celle de la Sijiane Unie. La Sijiane Unie était gouvernée par deux partis supposés se contrôler mutuellement et qui se répartissaient les ministères, En fait, ils s’entendaient et constituaient une classe dirigeante. La Sijiane Unie prônait des valeurs égalitaires et distributives, au sein d’une économie contrôlée par l’état. En se portant au secours du Fideforo la Sijiane Unie s’en empara purement et simplement. La Sijiane Unie obtint l’alliance du Xalourame et débarqua des forces dans les cités libres du Sagribaya. Celles-ci négocièrent le maintient de leur système bancaire au sein de l’économie étatique de l’envahisseur. Le Rèntar s’était engagé à ne pas attaquer la Tralfidia, mais le Trafich n’avait rien promis. Le Trafich agressa sa voisine, laquelle réclama l’aide de la Roldagne. Après des années de combat, la Roldagne bombarda atomiquement le Rèntar et le Trafich. Le Rèntar riposta avec des missiles d’une portée de trois cents kilomètres. Les belligérants signèrent un cessez-le-feu. Le Rèntar et le Trafich proposèrent à la Roldagne et Tralfidia une alliance contre la Sijiane Unie. L’offre fut rejetée. La Sigiane Unie et la Chengoride développèrent à leur tour l’arme atomique. Compte tenu des destructions lors de l’affrontement entre la Roldagne et le Rèntar, et compte tenu de l’apparition des missiles balistiques, la paix s’imposa comme la seule solution possible. Une paix chargée de ressentiments. Le Rèntar et la Roldagne reconstruisaient leurs villes détruites tout en se livrant à une course aux armements. Le Rèntar testa une première bombe à hydrogène (H) dans le Désert Venteux. Il prit ainsi l’ascendant sur le Trafich, son allié. La Sijiane Unie fit exploser avec succès sa version de la bombe H dans le Désert Pâle. Les nations du dieu foudroyant procédèrent à leurs essais dans le Désert Coupant. A la différence de l’histoire terrienne la plupart des grands ensembles politiques eurent rapidement la bombe atomique, avec des missiles et des sous-marins. Toutefois le Brajd-Keyaz du Banekerj n’eut pas cette chance. |

Banekerj.
| Le partage du Brajd-Keyaz. La Yuzia fut la première puissance du Banekerj à produire des bombes atomiques. Elle lança un ultimatum au Brajd-Keyaz, réclamant le contrôle de l’isthme. Celui-ci était devenu encore plus important depuis que les yuzmons y avaient fait creuser un canal reliant l’Océan Nordique à la Mer des Trois Voies. Les yuzmons refusèrent ignorant que la Yuzia et le Woubän s’étaient entendus en secret. Le Brajd-Keyaz fut donc attaqué de toute part. D’abord par la Yuzia et le Woubän, puis par les nations du dieu foudroyant et l’alliance Lenson-Brinmanse. Les populations de langue yuzmonse se trouvèrent donc éparpillées sur quatre états. La Yuzia se rendit maîtresse du canal. Mondialisation. Le Fatakelnokos, bien que dans le camp démocratique, se plaça sous la protection de la Sijiane Unie, de sorte qu’elle déployât des missiles balistiques sur son territoire. Les empires Rèntar-Trafich (vert-bleu), Merubaynir et Tachikelkana (violet) coopérèrent pour s’opposer au bloc mené par la Sijiane Unie (en rose sur la carte). Le Woubän (en bleu clair) adopta une autre stratégie : créer un grand marché mondialisé qui lui permettrait de dominer les régimes libéraux ainsi que l’alliance Tchaspadok-Wirba (en jaune). |

| Satellites. Le Mérubaynir fut la première nation à envoyer un satellite dans l’espace. Comprenant que cela inaugurait un nouveau territoire de compétition, les autres puissances réagirent. Chacune développa également un réseau de communication informatique. Course aux armements. Le bloc militariste Rèntar-Trafich annonça son intention de développer des armes antimissile, très coûteuses, espérant que l’économie du bloc de la Sijiane Unie ne pourrait suivre, au motif qu’il produisait moins d’argent. Effectivement la situation se dégrada en Sijiane, mais ce ne fut pas au bénéfice du Rèntar-Trafich, puisque le Xalourame et les villes du Sagribaya se rangèrent dans le camp des démocraties. Le Fatakelnokos aussi. Initiatives. Le Rèntar-Trafich finança et arma des mouvements indépendantistes sijomes. Le Mérubaynir se lança dans un projet de fertilisation du Désert Roux. |

| Mondialisation. La forêt équatoriale avait sensiblement reculé. Les premières préoccupations environnementales se firent jour, et l’on commença à évoquer l’épuisement des gisements d’uranium. On se tourna vers d’autres énergies. La Sijiane Unie privatisa une partie de son économie, et commerça à l’international en refusant tout accord global. Exploration spatiale. Le Woubän lança vers l’espace une sonde destinée à explorer le système solaire : l’effet fut proprement sidérant ! Plusieurs missions robotisées se succédèrent, principalement vers Sika et Drama. La plupart des puissances participèrent à ses missions, mais le partage d’information n’étant jamais automatique, certaines opérations firent double emploi. |

| En fin de période. Chaque système fut confronté à ses contradictions internes. Rèntar et Trafich : tentatives de coup d’état. Régimes démocratiques : corruption grandissante et tendances oligarchiques. Nations du dieu foudroyant : remise en cause de la foi par les découvertes scientifiques. Sijiane Unie : volonté d’expansion universelle créant des incidents nombreux, dangereux. Woubän : volonté de contrôler l’espace et l’Océan Palatial. Populations des puissances autoritaires de l’Océan Palatial réclamant plus de libertés. Contrôle accru des populations par le biais des réseaux numériques. |
Un aperçu du système solaire.

Belle, Sika, Drama, Irréelle, Marbréwen Lihuz

| Nom : Belle Diamètre : 10000 Distance* : 1,2 UA | Inclinaison : 5° Rotation : 26 h Révolution : 440 j | Type : tellurique, habitable | Satellites ** : non |
| Nom : Sika Diamètre : 5000 Km Distance* : 1,8 UA | Inclinaison : 15° Rotation : 30 h Révolution : 900 j, 2,46 ans | Type : Tellurique. Eau souterraine. Atmosphère irrespirable. | Satellites ** : Oui, lune Varma, 1000 km de diamètre. |
| Nom : Drama Diamètre : 15000 Distance* : 4 UA | Inclinaison : 2° Rotation : 20 h Révolution : 3000 j 8,22 ans | Type : Tellurique. Eau résiduelle. Atmosphère irrespirable. | Satellites ** : Oui, quatre, entre 50 et 300 km de diamètre. |
| Nom : Irréelle Diamètre : 25000 Distance* : 8 UA | Inclinaison : 7° Rotation : 18 h Révolution : 6000 j 16,44 ans | Type : Plan orbital différent des autres planètes. Elle est glacée (sans eau). Atmosphère irrespirable. | Satellites ** : non |
| Nom : Marbréwen Diamètre : 80000 Distance* : 16 UA | Inclinaison : 18° Rotation : 10 h Révolution : 12000 j 32,88 ans | Type : Géante gazeuse, avec anneaux. | Satellites ** : 20 lunes. La plus grande fait 8000 km de diamètre. |
| Nom : Lihuz Diamètre : 75000 Distance* : 31 UA | Inclinaison : 10° Rotation : 11 h Révolution : 23250 j 63,26 ans | Type : Géante gazeuse, avec anneaux brillants. | Satellites ** : 50 lunes, beaucoup sont très petites. |
* Par rapport au soleil, en unités astronomiques. **Les rotations des lunes sont synchrones.

Marbréwen

Lihuz